Le Projet (4-1)
(Résumé : l’extra-terrestre philanthrope Vincent David a révélé à Mulder le projet d’extermination des homosexuels mené par son espèce, il doit lui révéler où est retenu le professeur Tournesol mais ses compères arrivent pour le tuer)
SIEGE DU FBI --- 09h14

SKINNER : Et ensuite ?
MULDER : Ensuite tout s’est immobilisé, nous étions tous comme paralysés, lui compris, comme quand nous avons arrêté le camion, tu te souviens, Scully ? (cf. L'Epave, saison 3)
SCULLY : Nan. Je refaisais mon lacet.
MULDER : J’ai vu entrer plusieurs hommes en noir qui se sont emparé de Vincent David. Lorsqu’ils sont ressortis avec lui, j’ai pu recommencer à bouger, j’ai couru derrière eux en faisant attention à ne pas être vu. Ils lui ont planté un poinçon dans la nuque et le pauvre s’est métamorphosé en une espèce de bouillie verte qui a fini par disparaître. Puis ses assassins sont remontés dans leur OVNI et ont mis le contact.
SCULLY : Enfin, Mulder, tu es sûr de tout ça ? Tu as pu être victime d’une hallucination !
(le téléphone pleure)
MULDER : J’écoute !
M.X : Agent Mulder ? Je crois savoir que vous avez été contacté par un certain Vincent David. Vous avez eu le temps de le rencontrer ?
MULDER : Vincent David a été supprimé.
M.X : Je sais, agent Mulder. Etes-vous prêt à me révéler tout ce qu’il vous a dit ?
MULDER : En échange de quoi ?
M.X : En échange d'un poster de Petula Clark.
MULDER : Vous vous foutez de ma gueule ?
M.X : Bon, d'accord. En échange d’autres vérités, agent Mulder ! En échange de tous les éléments qui vous manquent encore pour comprendre cette affaire ! Plus un poster de Petula Clark !
MULDER : Où et quand voulez-vous qu’on se voie ?
M.X : Je vous en ai déjà beaucoup trop dit, agent Mulder !
(il raccroche)
MULDER : Pff ! Qu’il est con çui-là !
Les Hurleurs (4-2)
(Résumé : après les révélations partielles de l'extra-terrestre Vincent David, c'est M.X qui promet à Mulder la Vérité)
APPARTEMENT 42 --- 22h58
LEONARDO : Je crois qu'on a frappé !
MULDER : J'ai rien entendu, t'as dû rêver ...
LEONARDO : J'ai entendu un coup de feu !
MULDER : Tu hallucines ! N'arrêtes pas ! Oooooooh oui !
LEONARDO : Je crois qu'on a hurlé !
MULDER : Fait ch... !
(il va ouvrir la porte et trouve M.X à plat ventre en train d'écrire avec son sang sur la porte)
MULDER : Eeeeeh mais ça va pas la tête ?!!!
( X s'effondre, mort)
LEONARDO (furieux) : Qu'est-ce que ce type fait là ?
MULDER : C'est M.X, mon informateur, il est mort ...
LEONARDO : Il a dégueulassé la porte !
MULDER (lisant) : " Cher Agent Mulder, j'espère que vous allez bien. Moi pas trop, j'ai pris un pruneau dans le buffet. Pas de chance décidément aujourd'hui, déjà que ma voiture a des problèmes d'allumage... J'ai été enchanté de travailler avec vous et je vous souhaite une bonne continuation. Quelqu'un pourra vous être très utile, aux Nations Unies, il s'agit de Marita Covarrubiaaaaaaaaaargh ". Drôle de nom !
LEONARDO : Je pense qu'il est mort en l'écrivant.
MULDER : Voyons, Leonardo, c'est absurde ! Il n'aurait pas écrit " aaaaaaaargh " ! Il l'aurait simplement dit !
M. ARTHUR (un voisin) : Peut-être qu'il dictait ?
La Meute (4-3) : avec Jean Lefebvre
(Résumé : une secte française loufoque prétend avoir un alien dans son frigo mais refuse de le montrer gratuitement)
SUD DE LA FRANCE --- 02h46
MULDER : Attention, Scully, pas un bruit, n’oublie pas que ces gens sont des fous furieux. S’ils nous découvrent, ils sont capables du pire ...
SCULLY : Tout semble calme, Mulder. Le congélateur doit être par là ...
MULDER : Oui ! C’est là ! Voyons ça !
SCULLY : Oh mon Dieu !
MULDER : Incroyable ! Il est exactement comme ceux que nous avons déjà vus !
SCULLY : Que TU as déjà vus, Mulder ! ... Mais j’avoue qu’il ressemble beaucoup aux extra-terrestres que je ne me souviens pas d’avoir vus ...
MULDER : Dommage qu’il ne soit pas entier, l’accident a dû le ...
SCULLY : Mulder ! Oh mon Dieu ! Ce n’est pas l’accident, je pense que les gens de cette secte en ont mangé des morceaux ...

MULDER : Beurk !
SCULLY : Si je m’en tiens à ce que laissent voir les zones tranchées, il ne s’agit pas d’une supercherie, c'est un vrai cadavre, mais évidemment il faudrait pouvoir faire un examen plus approfondi ...
MULDER : On l’embarque, Scully !
GILBERT : Pas question ! Laissez nous notre Lémurien ! (se tournant vers le public) Eh béh oui madame, c'est moi qui l'a trouvé çui-là ! Ca vous épate hein ? (revenant à Mulder et Scully) Sacrilège ! Hopopop ! Tuez les !
(tous les membres de la secte se ruent sur Mulder et Scully en hurlant : « L’avventura, c’est la vie que je mène avec toi »)
MULDER : Par ici, Scully, il y a une galerie !
GILBERT : Rattrapez les ! Ce sont des Atlantes ! Tuez les ! Tirez des pétards ! Dansez ! Chantez ! Faites moi un chéque de 20.000 balles !
(les fidèles courent partout en gesticulant pendant que Mulder et Scully visitent la Tour Eiffel en mangeant du pain, puis prennent le Concorde pour rentrer aux Etats-Unis).
Avec la navrante prestation de Jean Lefebvre dans le rôle du Seigneur Gilbert.
Teliko (4-4)
(Résumé : il se passe des choses)
46° RUE --- 02h37
ELDER (en pyjama) : Pourquoi nous avez-vous réunis à une heure pareille ?
LE BARON DE MÜNCHHAUSEN (ricanant) : Vous avez enfin réussi à décapiter un homme avec vos dents, c’est cela ?
L’HOMME A LA CIGARETTE : Burnside est mort dans son laboratoire de Teliko.

ELDER : Mort ? Mais comment ça ?
L’HOMME A LA CIGARETTE : C’est encore mystérieux, mais il semble avoir contracté le virus en expérimentant une technique de diffusion par bombe aérosol.
LE BARON DE MÜNCHHAUSEN : Incroyable ! Ce Burnside avait décidément deux mains gauches !
ELDER : Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Je croyais que ce virus ne pouvait être dangereux que sur les homosexuels ! Burnside nous aurait-il grugés ?
L’HOMME A LA CIGARETTE : Grugés ? Certainement pas. S’il avait su que le virus pouvait toucher un hétérosexuel, il ne s’y serait pas exposé. Ca me paraît évident. A moins bien sûr d'être un parfait imbécile.
ELDER : Insinuez-vous que je raisonne comme un manche ?
L’HOMME A LA CIGARETTE : Je vous laisse tirer vous-même les conclusions, ce n’est pas mon travail. Moi je veux simplement savoir ce que je dois faire du macchabée.
LE BARON DE MÜNCHHAUSEN (énervé) : Nous sommes dans de beaux draps ! Je vous l’ai toujours dit qu’on ne pouvait pas se fier à un ancien nazi qui a deux mains gauches !
ELDER : Qu’on l’enterre au plus vite ! En attendant, conservez le corps dans un endroit discret afin que personne ne le voie et annoncez à la presse que le Professeur Burnside est mort écrasé par un tracteur.
Le Pré où je suis mort (4-5)
MORGUE DE L'HOPITAL MILITAIRE DE TELIKO, NOUVEAU-MEXIQUE --- 20h12
SCULLY : Mulder, peux-tu me dire ce que nous sommes venus faire ici ? Nous sommes entrés en fraude dans une enceinte militaire sans autorisation ! Ce n'est pas bien !
MULDER : Tu connais le Professeur Burnside, Scully ?
SCULLY : Bien sûr, le fameux Prix Nobel que ton informateur accusait d'être un ancien nazi et qui est mort hier écrasé par un tracteur.
MULDER : Eh bien, grâce aux Bandits Solitaires, j'ai réussi à apprendre que son corps était conservé ici. J'aimerais que tu l'examines, Scully ...
SCULLY : Qu'espères-tu trouver, Mulder ?
MULDER : Je ne sais pas encore, mais statistiquement le pourcentage d'anciens médecins nazis morts sous un tracteur est proche de 0, non ?
SCULLY (ouvrant les tiroirs à la recherche du corps) : Alors ... Ca, c'est pas lui.... Pas lui .... Une dame ..... Pas lui .... Trop jeune ..... Trop gros ........ Un furet ....... Pas lui ....... Ah, voilà ! Je crois que je l'ai trouvé !
MULDER : Mon Dieu, Scully, tu as vu ça ?
SCULLY : Oui, son corps est couvert de bubons purulents pareils à ceux que provoquent la protéine de l'huile noire et les fraises Tagada ...

MULDER : Scully ! Tu comprends ce que ça implique ? Ces hommes démoniaques ont mis au point un tracteur qui contamine les gens qu'il écrase !
SCULLY : En l'état actuel de nos connaissances scientifiques, Mulder, un tracteur n'est pas le moyen le plus pratique pour contaminer des gens. En outre, je ne vois pas l'intérêt de contaminer des gens déjà écrasés. De plus, il n'y a pas la moindre trace de pneus de tracteurs sur son corps. A mon avis, cet homme a tout simplement été empoisonné par voie non-agricole, Mulder.
L’Homme à la Cigarette (4-6)
(Résumé : Burnside, le nazi savant, s’est tué avec son propre poison et ses propres mains gauches : quelle andouille !)
SIEGE DU FBI --- 14h27
SKINNER : Agent Mulder ! Veuillez passer dans mon bureau !
MULDER : Tout de suite, monsieur ...
SKINNER : J’ai quelque chose à vous apprendre, agent Mulder. Cela concerne l’Homme à la Cigarette.
MULDER : Je vous écoute, monsieur ...
SKINNER : Que savez-vous de cet homme, agent Mulder ?
MULDER : Je n’ai aucune preuve, monsieur, mais je pense qu’il est fortement impliqué dans la Conspiration homophobe dont je vous ai déjà parlé ...
SKINNER : C’est très possible en effet, agent Mulder. Je n’en sais pas beaucoup plus que vous, mais il bénéficie de soutiens très importants. Y compris au sein du FBI car j’ai longtemps été obligé de lui fournir des informations sur votre travail. Son nom m’est inconnu et son passé est très mystérieux. Il semblerait qu’il ait été mêlé de très près à l’assassinat du président Kennedy, de Joe Dassin et de Martin Luther King, ainsi qu’à pas mal d’autres affaires dont l'enlèvement de Jean-Edern Hallier et la tentative d'assassinat, l'an dernier, sur la personne de Bernard Menez. Je sais cependant qu’il occupe une fonction importante au Pentagone, et qu’il est également consultant dans une société appelée la Roush Corporation.
MULDER : Ca ne me surprend guère, monsieur. La Roush Corporation est apparemment intouchable, mais c’est à mon avis un des éléments-clé de la Conspiration ...
SKINNER : La Roush travaille en collaboration avec l’Armée, agent Mulder, et elle bénéficie elle aussi de protections politiques importantes.
MULDER : Pourquoi me dites-vous tout cela aujourd’hui, monsieur ?
SKINNER : Parce que l’Homme à la Cigarette est mort cette nuit, agent Mulder.

MULDER : Mort ???
SKINNER : On n’a pas encore retrouvé son corps mais il a perdu trop de sang pour avoir pu s’en tirer.
MULDER : Et comment est-il mort ?
SKINNER : On a retrouvé son paquet de Morlay au bord du lac Heuvelmans. Il semblerait qu’un garde-forestier du nom de Duke Bruce l’ait transformé en passoire tandis qu’il s’apprêtait (l'Homme à la Cigarette) à décapiter un castor avec ses dents.
MULDER : Ah ? ...
SKINNER (souriant) : Je me demande qui a bien pu mettre ce garde-forestier sur la piste de notre homme. Une cigarette, agent Mulder ? Une coupe de champ' ?
MULDER : Volontiers, monsieur.