L'EPOPEE BAROQUE DE FANTÔMAS

 

Au-delà des strictes périodes historiques où se situent le mouvement baroque et le mouvement classique, leur opposition (équilibre/déséquillibre, ordre/désordre, règles/liberté, sobriété/excès, plaisir statique/plaisir dynamique,...) est si significative que certains critiques ont pris la liberté de supposer que toute oeuvre, quelle que soit son époque, relevait plutôt d'une esthétique classique ou plutôt d'une esthétique baroque (avec toutes les nuances et mélanges potentiels qu'autorise cependant la liberté créatrice). Au petit jeu du classement, voici les principaux éléments qui font que Fantômas relève largement du baroque :

* Théâtralité et illusion.

* Hyperbole.

* Kitsch et ostentation.

* Effervescence des sens : horreur, macabre et pathétique ; frénésie ; surprises et renversements.

* Instabilité : des résultats (même quand on le croit mort, Fantômas finit toujours par réapparaître), du contexte (familial,...), des identités (en particulier par la présence de ce thème typiquement baroque : les métamorphoses ).

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Sur l'importance du théâtre, mais aussi sur la mise en abyme et l'illusion, voir dans Le Rocambole n° 54 l'article de Jean-Luc Buard sur La Royalda, feuilleton de Souvestre et Allain qui précède Fantômas et qui met déjà en scène Juve et Fandor, en particulier la note 2 qui détaille la mise en place publicitaire de cette parution dans Comoedia à base de faux articles de presse visant à brouiller la frontière entre fiction et réalité.

 

 

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