Le Grand Jour (6-7)
(Résumé : Mulder et ses alliés doivent rencontrer un délégué ET au McDo)
BARBARY LANE --- 16h00

ET : Messieurs, je vous salis.
L'HOMME A LA CIGARETTE : Oh ! Vous êtes ponctuel, mon cher !
ET : L'exactitude est la politesse des noix.
L'HOMME A LA CIGARETTE : Certes ... (bas) Qu'est-ce que c'est que ce guignol ? ... Bon. Eh bien, je vous présente ...
ET : Inutile. Je sais qui sont tous ces persanes et je n'ai pas du temps à perdre. Je donne précision : il y a des guerriers de moi dans tout le restaurage. Au poindre incident, nous désintégrâmes tout.
LE BARON DE MÜNCHHAUSEN : Voyons, nous sommes entre gens du monde !
ET : Vous prétendez être syphilisés mais pour nous vous n'êtes que animaux assoiffés de luxation.
SCULLY (bas, à Mulder) : Ils auraient pu choisir un ambassadeur qui maîtrise la langue.
ET : Silence, femme ! J'ouïs tes persiflements !
LE BARON : Nous vous écoutons, cher ami !
ET : Nous sommes en courant de vos projections ! Vous vous êtes alliagés et vous recherchassiez un vaccin contre notre virus ! Vous êtes fourbes et prêtres à notre cause !
(comme il parle très fort, de nombreux enfants avinés et gavés de hamburgers se retournent, intrigués)
ET : Je vous dirai la suite avec télépartie. Concentrez-vous !
(long silence)
ET : A pressant vous êtes préventus ! Adieu !
(il sort, tout le monde se regarde, effaré)
LE BARON : Mais ! Sacrebleu, qu'est-ce qu'il a dit ?
L'HOMME A LA CIGARETTE : J'avais déjà du mal quand il parlait, mais là je n'ai pas compris un traître mot !
MULDER : Il a oublié de traduire, c'est évident ! C'était une langue inconnue !
DON NICO : En tous cas, c'était une langue très chatoyante, ça m'a donné des frissons, tenez, touchez, j'en ai la chair de poule !
SCULLY : Ils n'ont peut-être pas de système de traduction pour la télépathie.
Le Roi de la Pluie (6-8)
(Résumé : un ambassadeur ET a transmis un ultimatum mais il a oublié de traduire. Personne n'a compris et maintenant les frites sont froides)
BARBARY LANE --- 16h27
SCULLY : En tous cas, Vincent David avait raison : ce type avait bien le petit doigt raide.
LE BARON : Je suis effondré !
TOURNESOL : Du français ? Vous divaguez, jeune homme ! C'était du sanskrit !
MULDER : Vous êtes sûr, professeur ?
TOURNESOL : Laissez ma sœur en dehors de cela, vil intriguant ! Je sais de quoi je parle, je connais le sanskrit tout de même ! Ma nourrice ne parlait que cela !
MULDER (hurlant) : Vous avez compris le message ?
TOURNESOL (éclatant de rire) : Oh, pour ça, il faut vous adresser à Tintin ! Il en fait de drôles avec le Capitaine !
L'HOMME A LA CIGARETTE (hurlant plus fort et mettant en fuite les enfants) : Le message, bordel ! Le message ! Qu'est-ce qu'il a dit ?
TOURNESOL : Vous n'avez pas compris ?
L'HOMME A LA CIGARETTE : Non, je n'ai pas compris ! Je ne baragouine pas votre putain de sanskrit, moi, monsieur ! Je suis un athlète ! Je me suis fait tout seul ! J'ai un crédit auto sur le dos ! Tout petit déjà, ma mère me disait ...
LE BARON : Du calme, Spender ! Laissez le parler !
TOURNESOL : Il a dit qu'un gigantesque nuage artificiel chargé d'une eau infectée par un virus surplomberait demain San Francisco et que la pluie éclaterait à 21h, contaminant tous les invertis de cette ville.
DON NICO : Quelle horreur ! Vite, sauvons-nous, les filles !
LE BARON : Mais c'est terrible !
L'HOMME A LA CIGARETTE : Mais enfin, comment pouvez-vous croire ce vieux fou ? Il est complètement sourdingue ! Il a encore tout compris de travers ! Sanskrit, mon cul !

TOURNESOL (lui pinçant la joue) : Dites donc, vous ! Cessez de faire le zouave ! Je suis peut-être un peu dur d'oreille, mais quand on me parle par télépathie je comprends tout !
L'HOMME A LA CIGARETTE : Ah ouais ? Vous avez entendu " San Francisco ", bougre d'âne ! Lâchez ma joue, bordel ! Ca se dit comment en sanskrit, San Francisco ? Dites voir un peu, qu'on se marre !
TOURNESOL (bougon) : Il a simplement dit " cette ville " .
L'HOMME A LA CIGARETTE : Pfffff ! Il invente ! Si ça se trouve, il n'y avait même pas de villes du tout, chez les sanskrits !
MULDER : Ecoutez, le mieux est encore de prendre la menace au sérieux ! Si le professeur a mal compris, tant mieux !
TOURNESOL : Et d'abord, quelle est cette histoire de virus ? Vous m'entraînez dans vos affaires et vous ne m'expliquez rien ! Ah ça ! Dès mon retour à Moulinsart, je lui botte le train, moi, à ce Tintin ! Je n'aurais jamais dû l'écouter et vous suivre ! Vous ne valez pas mieux que les galopins qui m'avaient séquestré : vous n'êtes tous que des crapules avides de caramel !
Agua Mala (6-9)
(Résumé : les extra-terrestres menacent de faire pleuvoir du virus sur San Francisco)
SAN FRANCISCO --- 14h39
SCULLY : Ce nuage est toujours là, Mulder. Il n'a pas bougé d'un pouce, c'est terrifiant !
MULDER : Où en est Tournesol ?
SCULLY : Maintenant qu'il a compris le danger, il travaille avec acharnement, mais comment veux-tu qu'il trouve une solution avant ce soir ? Il faut faire évacuer la ville, Mulder !
MULDER : Don Nico essaie de convaincre les autorités depuis ce matin. Le Baron est avec lui pour faire plus sérieux, mais visiblement ça ne suffit pas.
(sonnerie de portable)
MULDER : Mulder, j'écoute !

DON NICO : Hello, agent Mulder ! Vous avez vu les affiches ?
MULDER : Quelles affiches ?
DON NICO : Pour le concert en plein air de ce soir ? Maxime Le Forestier ! C'est la nouvelle coqueluche de la communauté gay ! Tout le monde y sera !
MULDER : (à Scully) Il commence à me les briser, celui-là ! (dans le combiné) Agent Don Nico ! J'en ai rien à battre de vos coqueluches ! Occupez-vous plutôt d'obtenir l'évacuation de la ville !
DON NICO : Oh, ça ! Ca ne donne rien ! Le Baron en est tout chafouin, le pauvre ! De toutes façons, les gays veulent absolument voir Maxime ! Ils ne bougeront pas, même en cas d'invasion de l'Armée Rouge !... SURTOUT en cas d'invasion de l'Armée Rouge ! Mmmmmh !
MULDER : Bon ! Essayez quand même ! Rendez vous utile, un peu !
DON NICO : Utile, moi ? Agent Mulder, vous me faites riiiiiire ! ... Oh, mais je suis étourdi, j'oubliais l'essentiel ! C'est ça, agent Mulder ! C'est ça !
MULDER : Ca, quoi ?
DON NICO : Qui va déclencher la pluie, bien sûr ! Dès que Maxime va entonner la Maison Bleue adossée à la colline : plouf !
MULDER : Damned !
Compte à rebours (6-10)
(Résumé : une pluie pleine de virus homocide va tomber dès que Maxime Le Forestier commencera à chanter San Francisco)
DEVANT L'ACCES AUX COULISSES --- 19h37
MULDER : Rien à faire ! Il refuse d'entendre raison !
L'HOMME A LA CIGARETTE : Laissez moi faire ! Un pruneau entre les deux oreilles et on n'en parle plus !
MULDER : Ce ne serait pas un procédé très démocratique.
L'HOMME A LA CIGARETTE : Vous êtes toujours aussi con, Mulder ! Si vous n'étiez pas mon fils, je me serais débarrassé de vous depuis longtemps !
MULDER : Votre fils ?
L'HOMME A LA CIGARETTE : Ah oui, zut, j'avais oublié de te le dire : en fait, c'est moi, ton père.
MULDER : Eh bien comme ça, maintenant on le sait, pourquoi je suis si con !
L'HOMME A LA CIGARETTE : Dis donc ! Respecte un peu ton vieux père !
MULDER : Oh, la barbe !
KRYCEK : Mulder !
MULDER : Tiens, Krycek et Snoff ! Comment ça va ?
KRYCEK : Vous êtes venus pour le concert aussi ?
MULDER : Non, nous sommes venus convaincre Le Forestier de ne pas chanter parce que sinon ce gros nuage, là tu vois, va nous pleuvoir dessus, et il est bourré de virus !
KRYCEK : Quoi ? ? ?
MULDER : Eh oui ! Mais il ne m'a pas cru, il va chanter quand même, tout est perdu !
L'HOMME A LA CIGARETTE : Jamais ! Que tu le veuilles ou non, fiston, je vais descendre ce salaud avant qu'il ouvre son clapet !
KRYCEK : Fiston ?
MULDER : Papa, voyons, ce n'est pas un salaud, il n'est pas conscient des conséquences de ses actes !
L'HOMME A LA CIGARETTE : M'en fous ! Si la mort d'un innocent peut sauver des millions de pédés, il faut le faire !
(Snoff devient très pâle)
SNOFF : Non ! Vous n'êtes pas sérieux ? Vous n'allez pas le tuer ?
L'HOMME A LA CIGARETTE : J'ai tué des chanteurs pour moins que ça !
SNOFF : Non ! Vous ne pouvez pas faire ça, voyons ! C'est absurde ! C'est un très bon chanteur ! Pourquoi croyez-vous que c'est lui qui va déclencher la pluie virale ?
L'HOMME A LA CIGARETTE : Bah ! Sûrement un genre de gag extra-terrestre !
SNOFF : Mais non, voyons, nous... Mais les extra-terrestres n'ont pas d'humour, enfin ! Je... Oh mon Dieu ! Je ne peux pas vous laisser faire ça ! Vous vous trompez ! La pluie tombera de toutes façons à 21h ! C'est sans rapport ! Sans aucun rapport !
L'HOMME A LA CIGARETTE : Mais qu'est-ce que c'est que cet énergumène !
SNOFF : Je suis l'un d'eux ! Vous ne comprenez donc pas !
(il montre son petit doigt raide)
KRYCEK : Toi ? ? ?
(un type dans la foule plante un poinçon dans la nuque de Snoff et s'enfuit)
MULDER : FBI ! Arrêtez ou je tire !
(Coup de feu. L'Homme à la Cigarette vient de descendre le type, qui se transforme en flaque verte, comme Snoff)
L'HOMME A LA CIGARETTE (ricanant) : Homme à la Cigarette ! Les mains en l'air, sale flaque, ou je t'achève ! Eh eh ! T'as vu comment je les calme, moi, ces salauds ! Prends en de la graine, petit !
Les Amants Maudits (6-11)
DON NICO (surgissant des coulisses à cheval avec un masque noir, une épée, un chapeau, une cape et un serviteur muet) : Ca y est ! C'est réglé ! J'ai ficelé Le Forestier dans un placard bien cadenassé !
MULDER : Mais non, voyons ! Le Forestier n'a rien à voir dans le déclenchement de la pluie ! Vous nous avez entraîné sur une fausse piste !
DON NICO (mdr) : Une fausse piste ? Ah la la ! Quelle gaffe ! Je m'adore !
MULDER (à Krycek pleurant au-dessus de la flaque verte) : Allons, Krycek, partons d'ici, viens !
KRYCEK : C'était la première fois que ça m'arrivait... Il m'aimait, Mulder ! Il m'aimait vraiment !
L'HOMME A LA CIGARETTE : Vous êtes bien ballot, Alex ! Il se servait de vous, c'est évident !
MULDER : Ecrase un peu !
L'HOMME A LA CIGARETTE : Enfin quoi ! Vous ne vous êtes même pas rendu compte que c'était un extra-terrestre ! Ca se remarque, merde !
KRYCEK : Il ne s'était encore rien passé entre nous, je ... Oh, mon Dieu ! C'est horrible !
L'HOMME A LA CIGARETTE (lui tapant dans le dos) : Bah ! Un de perdu,...
MULDER : Oh, ta gueule !
KRYCEK (se reprenant) : Il reste combien de temps avant que la pluie n'éclate ?
MULDER : 25 minutes.
KRYCEK : Il faut agir, vite ! Rejoignons Tournesol !
Compte à rebours II (6-12)
(Résumé : plus que 8 minutes avant l'orage !)
COULOIR D'ENTREE DU LABO SOUTERRAIN DE TOURNESOL --- 20h52
SCULLY : Ah ! Vous voilà enfin ! C'est merveilleux ! Tournesol vient de trouver !
MULDER : Quoi ? ? ?
SCULLY (rayonnante) : Il a trouvé, Mulder ! Il a trouvé le vaccin !
(tous se mettent a danser de joie un branle double de Champagne)
TOURNESOL (surgissant du labo) : C'est bientôt fini, ce bordel ? Y en a qui bossent ici !
MULDER : Professeur ! Vous avez sauvé le monde ! Enfin, le monde gay ! Vous êtes formidable !
TOURNESOL : Me prendre sur la table ? Certainement pas, mon jeune ami ! Faites vous soigner ! Ne vous approchez pas de moi sans quoi ... !
LE BARON (arrivant à son tour, la mine grave) : Messieurs, c'est un grand jour.
L'HOMME A LA CIGARETTE (souriant) : Oui, un très grand jour, j'en ai même buté un tout à l'heure ! Mais ne faîtes pas cette tête-là, voyons !
LE BARON : Excusez-moi, je comprends votre joie, mais vous ne semblez pas vous rendre compte de la situation.
MULDER : Comment ça ? Le vaccin ne marche pas ?
LE BARON : Si, il est au point. Mais il reste à le fabriquer en grande quantité et à vacciner les gens. Or, il ne nous reste plus que 38 secondes pour cela avant le déclenchement de la pluie mortelle. Dans une série télévisée, ce serait jouable, mais nous sommes dans la vraie vie, je vous le rappelle.
MULDER : Oh non !
LE BARON : Nous sommes à l'abri dans ce laboratoire souterrain. Dès que ce sera fini, nous pourrons lancer la campagne de vaccination, mais pour San Francisco, il n'y a plus rien à faire. C'est une victoire amère.