Prométhée post-Moderne (5-9) - Un épisode réalisé par l'agent Doggett
(Résumé : Scully a été enlevée par le Consortium pour servir de cobaye)

GARE DE TRIAGE DESAFFECTEE --- 02h23
(Sigourney Weaver et une vingtaine de gorilles armés entourent le wagon 1018)
TIM : La salope, elle m'a mordu quand elle s'est réveillée !
TOM : T'en fais pas, elle fera moins la fière quand on l'aura plombée, cette pouffiasse !
TIM : Mais j'ai rien compris, c'est une gouine ou pas ?
TOM : Ben ouais, sinon le virus marcherait pas sur elle !
TIM : Ouais, mais Tam y m'a dit que c'était pas une gouine et que c'est pour ça qu'ils veulent essayer sur elle ...
TOM : Tam, c'est un gros nul !
TIM : Et alors ? Nous aussi, non ?
TOM : Ouais, mais bon ...
TIM : Il m'a dit qu'on n'était plus sûrs que ça marche que sur les pédés, c'est pour ça qu'ils veulent le tester sur cette gouine, ils disent que ...

TOM : Eh vous, là-bas ! La zone est interdite ! Circu...
(coups de feu, les vingt gorilles se font étendre un par un)
CORTO (assis sur un talus avec Mulder) : Aucun doute, il est très fort !
MULDER : Ouais, je suis épaté !
CLINT EASTWOOD (mâchonnant un cigarillo) : Sortez tous de ce wagon les mains en l'air, tas de fumiers !

L'HOMME A LA CIGARETTE (apparaissant à la porte du wagon) : Je suis désolé, messieurs, vous arrivez trop tard. L'agent Scully a déjà été contaminée.
CLINT : Tu vas regretter d'être né, salopard.
L'HOMME A LA CIGARETTE : Eh ! Oh ! Arrêtez ! Je plaisantais ! Ne tirez pas ! Elle n'a rien ! Ca n'a pas marché sur elle ! On voulait juste voir, c'est tout, on vous la rend, ne me frappez paaaaaaïe ! mais il est con, lui, aïe ! Non ! Aïe !
SCULLY : Clint !
CLINT : Dana !
(ils s'embrassent passionnément, tandis que l'Orchestre philharmonique de Boston, sous la direction de Charles-Auguste Oleg, envoie les violons)
MULDER : Comme c'est beau ! C'est vrai que ça donne envie de s'embrasser !
CORTO : Ouais ...
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L'HOMME A LA CIGARETTE : Agent Mulder, pourriez-vous lâcher ce marin une seconde et m'allumer une cigarette ? Ce crétin de cow-boy m'a cassé les deux bras ! Vous pourriez choisir vos amis avec plus de goût ! Un cow-boy ! Un marin ! Manque plus que l'autre indien d'Albert Holstein et on dirait les Village People, ma parole !
Clic Mortel (5-10)
MULDER : Bon, raconte, Scully ! Je croyais que ta couverture avait parfaitement fonctionné, qu'est-ce qui a merdé ?
SCULLY (énervée) : Ce qui a merdé ? Tu veux savoir ce qui a merdé ? Une idée de con, ta couverture, Mulder ! Vraiment ! Deux semaines à fréquenter tous les endroits lesbiens rien que pour convaincre ces ordures que je n'étais plus le cobaye idéal ! Et tout ça pour rien !
MULDER : Mais qu'est-ce qui s'est passé ? On a tout fait pour que le Fumeur soit au courant de ton changement de bord !
SCULLY : Comme tu me l'as demandé, j'ai aussi fait du chat internet en signant bien Scully pour être facilement repérée par le Fumeur. Là je suis tombée sur une fille, qui m'a filé rendez-vous dans un bar lesbien. Et il se trouve que c'était ton informatrice !
MULDER : Marita ?
SCULLY : Voilà ! Cette salope de Marita Covarrubias ! Elle était tellement chaude que j'ai fini par lui expliquer que j'étais toujours hétéro, que c'était juste un truc pour dissuader les autres de m'enlever ! ... Dix minutes plus tard, ils débarquaient chez elle !
MULDER : Mais comment ont-ils su ? Tu crois qu'ils avaient placé des micros chez Marita ?
SCULLY : Mulder, tu es vraiment trop con, parfois !
Kitsunegari (5-11) - Un épisode réalisé par l'agent Doggett
(Résumé : Mulder a rencontré un marin et l'Homme à la Cigarette s'est cassé les deux bras en inoculant un virus à la fiancée de Clint Eastwood)
WARNING : CET EPISODE REPOSE SUR DES FAITS REELS. IL EST DONC DECONSEILLE A TOUTE PERSONNE NE SUPPORTANT PAS LES FAITS REELS.
APPARTEMENT 42 --- 23h46
CORTO : L'agent Scully a raison, il y a une explication scientifique à tout. J'aime le mystère, les mythes, tous ces contes trop beaux pour ne pas s'y arrêter, mais trop naïfs pour que l'on puisse y croire sérieusement.
MULDER : Bien sûr, mais t'avoueras, il y a tout de même des phénomènes qu'on ne peut pas expliquer !
CORTO : Lorsque j'étais en escale au Japon, un événement très étrange s'est produit. Je m'en souviendrai toujours. Un navire japonais, le Kitsunegari, a coulé non loin des côtes et la police maritime a pu repêcher tout le monde. Interrogés, les marins ont tous fourni la même explication. Une vache était tombée du ciel, droit sur le bateau, à une telle vitesse qu'elle avait fait un trou dans la coque.
MULDER : Alors là, ça ne m'étonne pas du tout, de pareils cas ont déjà été recensés ! Pluies de serpents, de sang, de grenouilles, ...
CORTO : La police a mis les marins du Kitsunegari en prison, les soupçonnant d'avoir inventé cette histoire pour cacher quelque chose. La presse japonaise, puis internationale, a parlé de l'affaire, pour amuser ses lecteurs. Et quelques mois plus tard, le ministère russe des Affaires Etrangères a demandé à la police japonaise de libérer les marins.
MULDER : Ah ? ...
CORTO : Ce jour-là, deux aviateurs de l'armée russe avaient trouvé une vache sur une île et avaient décidé de la ramener avec eux pour améliorer l'ordinaire de la caserne. Mais une fois dans les airs, dans un avion où il était impossible de l'attacher solidement, la vache s'est mise à remuer terriblement et, pris de crainte, les deux aviateurs l'ont jetée par dessus bord. C'est tout.
Schizogénie (5-12)
SIEGE DU FBI --- 10h63
SCULLY : Tiens, capitaine Corto Maltese ! Toujours parmi nous ? Vous n'avez donc pas un bateau à conduire ?
CORTO : Je suis très libre de mes mouvements, vous savez, agent Scully ...
SCULLY : D'accord, donc vous tapez l'incruste dans nos aventures ?
MULDER : Scully ! ! !
SCULLY : Non, mais je dis ça gentiment, hein !
CORTO : Disons que votre enquête m'intéresse ...
SCULLY : Ben voyons !
CORTO (souriant) : Je crois même avoir une petite idée sur ce qui vous tracasse tant.
SCULLY : Eh bien, nous vous écoutons puisque vous êtes si malin, monsieur le matelot !
CORTO : Votre problème, finalement, c'est d'expliquer comment un virus conçu pour ne tuer que les homosexuels a pu tuer certains de ses concepteurs homophobes ? Bien sûr on peut supposer qu'il tue en fait tout le monde, mais on sait que ce n'est pas le cas puisqu'il existe des cas d'hétérosexuels ayant survécu à la contamination.
MULDER : C'est tout à fait ça ! Merveilleusement résumé !
CORTO (allumant une cigarette) : Eh bien, moi, ça me paraît évident !
SCULLY : Ah ouais ? Ben accouchez !
CORTO : C'est un problème de schizophrénie, docteur Scully !
MULDER : Comment ça ?
CORTO : Vous faites tous la même erreur de raisonnement. J'ignore pourquoi, mais vous semblez tous considérer l'homophobie comme un synonyme d'hétérosexualité !
Patient X (5-13)
(Résumé : Corto Maltese a pigé le truc)
SIEGE DU FBI --- 10h71
SCULLY : Quoi ? Vous voulez dire que ... ?
CORTO : Bien sûr que je veux dire que. Pourquoi croyez-vous qu'un type s'acharne contre les homosexuels ? Un véritable hétérosexuel n'en a rien à foutre, il vit sa vie ! Regardez votre Clint ! Il n'y a pas plus hétéro que lui, eh bien il a eu une approche très ouverte et très subtile du sujet avec Minuit dans le Jardin du Bien et du Mal. L'homophobie dérive directement d'une homosexualité refoulée. Et en refusant ce qui serait pour lui la seule façon d'être épanoui, celui qui fait ça en vient assez naturellement à détester ceux qui osent assumer des désirs que lui s'obstine à nier. La violence est la sexualité des impuissants : c'est pourquoi dans le pire des cas, l'homophobe défoule ses pulsions refoulées en frappant, voire en tuant des homosexuels. C'est le seul moyen pour lui de posséder un homme.
MULDER : Waoh ! Mais c'est pas con du tout, ça, Scully !
SCULLY : Mouais ...
CORTO : Le professeur Burnside était un ancien nazi, partisan d'une idéologie incluant le rêve d'une communauté guerrière virile. Et Charlton Hetswick dirigeait une espèce d'organisation scoute néo-nazie remplie d'éphèbes. Ce type avait des fantasmes pédérastiques, c'est évident ! Vous imaginez un type comme votre survivant Bastien entraîner à la guéguerre des centaines de freluquets en shorts ?
Smile of Gods (5-13bis)
MULDER : Eh, regarde, Scully ! J'ai trouvé un couteau suisse ! Cooool !
SCULLY : Mulder, je me méfie de ce marin !
MULDER : Peuh ! t'es jalouse parce qu'il a compris le truc avant toi, c'est tout ! Mais t'as pas à avoir honte, tu n'es pas spécialiste en psychiatrie !
SCULLY (vexée) : Alors là, Mulder, tu dis n'importe quoi ! Ca n'a rien à voir ! C'est une intuition ! Je n'aime pas du tout son sourire sarcastique !
MULDER : C'est une façade, Scully ! Il n'y a pas plus romantique, plus désintéressé et plus idéaliste que Corto !
SCULLY : D'après les photos que j'ai pu voir, S. avait un sourire beaucoup plus agréable, plus ...
MULDER : Un très beau sourire, oui, Scully. Mais sois un peu rationnelle, Scully ! Un sourire n'est au fond qu'une question de disposition des dents, des zygomatiques, un agencement d'os et de chairs, quoi !
SCULLY : Très romantique, Mulder !
MULDER : Mais c'est vrai, quoi ! Un beau sourire, c'est sans doute ce qu'il peut y avoir de plus beau chez une personne, mais ça ne signifie rien. Le plus beau sourire que j'aie connu après celui de S. appartenait à une vraie vipère à la fois lubrique et visqueuse !
SCULLY : Krycek ?
MULDER : Non, non, bien moins fascinant que Krycek, cherche pas, tu connais pas, c'était avant qu'on fasse équipe. En tous cas, tu admettras que grâce à Corto on a sacrément avancé dans notre enquête !
SCULLY : Ca, je l'admets ...
MULDER : J'ai contacté le Fumeur et j'ai rendez-vous demain avec ces messieurs du Consortium.
Compagnons de Route I (5-14)
(Résumé : Corto Maltese a compris le problème des conspirateurs, mais c'est Mulder qui s'y colle pour leur expliquer gentiment tout bien comme il faut)
TOILETTES DE LA GARE DE CHICAGO --- 22h08
L'HOMME A LA CIGARETTE : J'espère, agent Mulder, que vous serez totalement convaincu de nos bonnes intentions à présent, puisque nous acceptons de vous recevoir ici.
MULDER : Qu'est-ce qui me prouve que c'est bien votre lieu de réunion habituel et pas un autre loué pour l'occasion ?
ELDER : Ne soyez pas impertinent, jeune homme, ou je vous fais chasser par mes gens !
LE BARON DE MÜNCHHAUSEN : Et notre ami ici présent vous décapitera avec ses dents ... s'il y parvient, ah ah ah !

L'HOMME A LA CIGARETTE : Vous, je vous tuerai un jour !
MULDER : Bon, je peux parler ?
ELDER : Nous vous écoutons, mon brave, mais faites vite ! Avez-vous trouvé quelque chose ?
MULDER : Bon, d'abord, t'arrête de me parler comme à un larbin, espèce de grosse fiotte ! On est associés oui ou merde ?
ELDER (suffoquant) : Quoi ? ? ? Spender ! Tuez immédiatement cet insolent !
LE BARON (mort de rire) : Attendez, laissez le finir ! (pour lui-même) Ah ah ! " Grosse fiotte " ! Excellent !
MULDER : C'est très simple ! Nous sommes tous dans la même galère. Si le virus vous touche aussi, c'est parce que vous êtes tous autant que vous êtes pédés comme des phoques !
(brouhaha dans l'assistance, hurlements, cris de phoques)
L'HOMME A LA CIGARETTE : Cela suffit, agent Mulder ! Je ne vous ai pas fait venir ici pour que vous nous insultiez, surtout de manière aussi grotesque !
MULDER : Mais ouvrez les yeux, bande de nases, et affrontez la réalité ! Vous avez beau refouler votre homosexualité, le virus extra-terrestre s'en fout, il vous tuera comme les autres, et sans même que vous ayez pu prendre votre pied une seule fois dans votre vie ! C'est pathétique !
ELDER : Sortez le !
LE BARON : Attendez, voyons ! Ce nest pas si sot, ce qu'il dit ! Expliquez vous un peu mieux, agent Mulder !
Compagnons de Route II (5-15)
(Résumé : Mulder a traité les membres du Consortium de pédés)
SCULLY : Alors ?
MULDER : Ils ont fini par accepter de recevoir le psy que j'avais contacté avant de venir. Il leur a fait tout un speech et alors là, branle-bas de combat ! Le Baron et le Fumeur ont admis qu'il y avait peut-être du vrai là-dedans, ça a tout déclenché, les autres ont suivi, se sont mis à raconter leur vie au psy, à geindre comme des veaux (marins), c'était l'horreur ! Certains ont même commencé à se libérer totalement et à rouler des pelles à leur voisin !
SCULLY (toute retournée, elle aussi) : Moooooon Dieu, Mulder ! ! !
MULDER : Y a même un de leurs gardes qui a commencé à me faire des avances, mais j'lui ai dit : "Eh t'es fou, toi, arrête !"

SCULLY : C'est bien, Mulder, car tu étais en service et lui aussi.
MULDER : Bref, ça allait tourner à l'orgie mais le Fumeur a rappelé qu'il était plus urgent de trouver un antidote au virus que de s'emmancher.
SCULLY : Ouf !
MULDER : Bref, à l'heure actuelle, tous ces messieurs n'ont plus qu'un seul objectif et ils viennent de contacter le professeur Tournesol pour qu'il dirige les recherches sur le vaccin.
SCULLY : Il a accepté ?
MULDER : Oui et non. Il n'a pas encore très bien compris ce qu'on voulait qu'il fasse, mais en tous cas, Tintin et moi l'avons convaincu d'accepter de travailler pour eux, à condition qu'ils acceptent tous de se prendre un pain dans la gueule avant, pour expier leurs forfaits.
SCULLY : Oh, j'aimerais voir ça !
MULDER : Bien sûr, Scully, tu es invitée, d'ailleurs c'est ton marlou qui doit distribuer les pains. Dis donc, Scully, t'aurais pu te raser ce matin !
SCULLY : Très spirituel. Tu es vraiment con, parfois, Mulder, je ... AAAAAAAAAAAH ! Mon Dieu !!!!!!!!!!!!