Régénérations (4-12)

(Résumé : le groupuscule néo-nazi " la Bête Immonde " dispose du virus et s'apprête à le répandre sur une grande échelle tout en s'accrochant au pinceau)

" O-ho ! O-ho ! Il travaille du pinceau ! / Il a besoin ce gros soufflé / d'être un peu décongelé / O-ho ! O-ho ! Mais il le sera bientôt ! / Et nous grav'rons sur son tombeau / Ci-gît un beau salaud " (Georgius, 1939)

DALLAS --- 14h00

(3000 personnes sont bien alignées dans la salle. Charlton Hestwick et Mame Boutin sont bien alignés à la tribune)

HESTWICK : Frères ! Nobles représentants de la Race des Seigneurs ! Avant de passer à l'ordre du jour, j'aimerais vous ordonner de faire un accueil triomphal à un grand ami, qui est de retour parmi nous après avoir dû se cacher pour échapper aux autorités fédérales : il s'agit d'Alex Krycek ! Venez, Alex !

(applaudissements)

KRYCEK : Merci, mes Frères ! Je suis heureux d'être à nouveau parmi vous. Je reconnais dans cette salle beaucoup de combattants pour la Race Aryenne que j'ai eu l'honneur de former moi-même. Mais je laisse la parole à notre Guide Charlton Hestwick car l'heure du châtiment est proche, oui très proche, pour tous les dépravés !

HESTWICK : Merci, Alex ! En effet, mes frères, nous avons réussi à nous procurer, grâce à notre ami au sein de la félone Roush Corporation, de quoi propager le virus dans dix grandes villes. Rassurez-vous, ce n'est pas sur Dallas, cette noble ville de pèquenots, que nous lancerons la première offensive. Mais dès demain, nous ...

MAME BOUTIN : Attendez, Charlton !

HESTWICK : Qu'y a-t-il, Mame Boutin ?

MAME BOUTIN : Je ne sais pas, mais j'entends un grésillement bizarre ! Je me demande si le FBI n'aurait pas réussi à cacher des micros dans la salle !

KRYCEK : Mais non, voyons, Mame Boutin, z'êtes parano !

MAME BOUTIN (en pleine hystérie) : Moi parano ? C'est une petite frappe comme toi qui ose me dire ça ? Après tout ce que tu m'as fait ? Gardes ! Fouillez Krycek, je suis sûre que ça vient de lui !

KRYCEK (parlant à sa cravate) : Mulder, je t'aime bien, mais là tu m'as foutu dans une belle merde !

(à suivre ...)

 

 

Journal de Mort (4-13)

(Résumé : Krycek a infiltré une réunion de "la Bête Immonde" pour apprendre où serait lancé le virus, mais Mame Boutin l'a démasqué)

A propos du massacre provoqué dans un lycée américain par un adolescent porteur d'une arme à feu : " Cela prouve bien la nécessité des armes ! Si les professeurs avaient été armés aussi, ils auraient pu défendre leurs classes. " (Déclaration authentique de Ben Hur, champion de char et roi des cons)

DALLAS --- 14h14mn27s

MAME BOUTIN : Qu'est-ce que je vous disais ! C'est un traître !

HESTWICK : Massacrez moi immédiatement cette petite pute !

MULDER (entrant avec plusieurs dizaines d'agents armés) : FBI ! Plus un geste !

(Hestwick et Mame Boutin s'enfuient chacun par une porte différente)

MULDER : Krycek ! Suis la vioque, je m'occupe du grand con !

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21 minutes plus tard ...

SCULLY (à son portable) : Réponds, Mulder !

SKINNER : Toujours rien ?

SCULLY : Non, monsieur. Si vous le permettez, j'aimerais aller jeter un œil dans les locaux du "Celluloïd Closet", le journal du mouvement d'Hestwick. C'est à deux pas d'ici ...

SKINNER : Entendu, mais soyez prudente. Je vous appelle dès que j'ai des nouvelles de Mulder.

(Scully entre au journal, inspecte les lieux ; elle descend à la cave)

SCULLY : Qu'est-ce que c'est que toutes ces caisses ? (elle en ouvre une) Des bombes aérosols ! Sans étiquettes ! Je crois que j'ai eu la main heureuse ! (elle sort son portable)

HESTWICK : Lâche ça immédiatement, sale lesbienne !

SCULLY : Non mais dites donc, vous, je ne suis pas lesbienne, moi ! Même que j'ai un marlou !

HESTWICK (prenant une bombe en main) C'est ce qu'on va voir ! Avec ça je vais décimer tout le FBI ! Un vrai repaire de nègres, de franc-maçons et de débauchés !

SCULLY : Votre bombe tue aussi les Noirs ?

HESTWICK (vexé) : Non, pas encore ! Mais les lesbiennes comme toi, ouais !

(il vide toute la bombe sur Scully)

SKINNER (faisant irruption, l'arme au poing) Agent Scully ? Vous êtes là ? Que se passe-t-il ici ?

SCULLY (émergeant des vapeurs) Charlton Hestwick est mort, monsieur. Atteint par son propre poison.

 

 

L'Homme invisible (4-14)

(Résumé : Dans l'épisode précédent, Scully a confié à Charlton Hestwick qu'elle avait un marlou)

WISCONSIN --- 20h15

MULDER : Alors, accouche, Scully, c'est qui ?

SCULLY : Mais enfin, Mulder, qui t'a dit ça ? J'étais seule avec Hestwick et il est mort ! Ne me dis pas que c'est Skinner qui a entendu la conversation et qui joue les commères ?

MULDER : Avant de mourir, Hestwick a écrit sur le sol de la cave : " Merde, ça ne marche pas ! Elle m'avait bien dit qu'elle avait un marlou ! "

SCULLY : Je ne te crois pas, Mulder !

MULDER : OK. Tu oublies que nous avions tous un micro sur nous, Scully ! J'ai réécouté la bande de ta conversation avec Hestwick pour voir si elle ne contenait pas d'information intéressante. Et j'ai trouvé celle-là, qui est très très intéressante !

SCULLY : Ca suffit, Mulder ! J'ai dit ça pour l'énerver, c'est tout.

MULDER : Non, non, non ! Allez, Scully, dis moi tout ! Je l'connais ? Il est bien monté ? Il a lu Proust ?

SCULLY : Je ne peux rien dire, c'est... c'est quelqu'un d'important et ...

MULDER : C'est Skinner ?

SCULLY : Mais non, voyons, Mulder !

MULDER : T'as fait un stage à la Maison-Blanche, alors ?

SCULLY : Ne sois pas vulgaire ! Je te dis que je ne dirai rien ...

MULDER : Ouais ben t'es pas sympa, Scully, pasque moi je te l'ai dit pour Leonardo et lui aussi il est connu !

SCULLY : N'insiste pas, Mulder.

(Qui est le marlou de Scully ? réponse un de ces jours, promis)

 

 

Tempus Fugit (4-15)

(Résumé : Les méchants Burnside et Hestwick sont morts, l'Homme à la Cigarette a ressuscité grâce à une famille de furets et Scully ne veut pas dire qui est son marlou. Pendant ce temps, on est toujours sans nouvelles du professeur Tournesol)

APPARTEMENT 42 ---18h42

MULDER : Ben ! Tu manges des madeleines, toi, maintenant ?

LEONARDO : J'essaie de faire surgir des réminiscences ...

MULDER : Tu ferais mieux de lire Proust au lieu de manger comme lui.

LEONARDO : Je viens de le finir ...

MULDER : C'est vrai ?????

LEONARDO : Oui ...

MULDER : T'as pas l'air bien ...

LEONARDO : Je me pose beaucoup de questions, oui. Je crois que je suis en train de passer à côté de l'essentiel en jouant dans des films pour ados et en perdant mon temps dans des mondanités à la con.

MULDER : Tu voudrais faire quoi ?

LEONARDO : Je ne sais pas. Ecrire. Peindre. Je ne sais pas encore. Trouver un moyen de comprendre et d'exprimer l'essentiel ...

MULDER : Ah ...

LEONARDO : Il vaut mieux qu'on se sépare, tu sais. L'amour aussi est une vaine illusion ...

MULDER : Quoi ? ? ?

LEONARDO : Proust a raison. L'amour finit toujours par nous faire souffrir et il prend toute l'énergie qu'on devrait consacrer au vrai bonheur.

MULDER : Mais c'est ça, le vrai bonheur ! Proust, ce qu'il décrit, ce sont des formes maladives de l'amour, pas le véritable amour. Le nôtre est sain, il me semble, non ? Pourquoi ça finirait mal ?

LEONARDO : Dans Entrée des Artistes, Louis Jouvet dit : "Il n'y a pas de grandes amours... Il n'y a que des amants qui meurent jeunes, sans avoir eu le temps de rompre ! La mort leur fait une fausse réputation..."

MULDER : C'est des conneries !

LEONARDO : Je ne sais pas, mais c'est mieux comme ça ...

(le téléphone pleure)

MULDER : Mulder, j'écoute !

MARITA : Ici Marita Covarrubias. Vous allez bien, agent Mulder ? Vous avez une drôle de voix ...

MULDER : Ca va ... Qu'est-ce qui se passe ?

MARITA : Il s'agit du professeur Tournesol. Des enfants péruviens viennent de faire une découverte atroce. Pouvez-vous me rejoindre à Lima au plus vite ?

(à suivre ...)

 

 

Tempus Fugit II (4-16)

(Résumé : Leonardo a décidé de rompre avec Mulder. Des enfants péruviens ont fait une atroce découverte, eux aussi)

LIMA --- 23h36

MARITA : Merci d’avoir fait vite, agent Mulder ...

MULDER : Où l’a-t-on retrouvé ?

MARITA : Les enfants d’une école patronnée par l’UNESCO étaient allés visiter une mine de caramel dans le cadre d’une sortie pédagogico-démagogique à la con. C’est là qu’ils ont reconnu avec horreur leur héros favori, le professeur Tournesol, en train de trimer comme une bête à coups de pioche.

MULDER : Mon Dieu !

MARITA : La plupart des enfants sont encore sous le choc et sous assistance psychologique. L’éducateur de l’UNESCO a aussitôt prévenu le siège des Nations Unies et me voilà dans ma belle robe fendue pour identifier et rapatrier le professeur !

MULDER : Comment a-t-il échoué ici ?

MARITA : Il ne se souvient malheureusement de rien du tout. Il souffre d’amnésie complète concernant la période de sa disparition et je me demande si on ne lui a pas délibérément ôté le souvenir de cette période ...

MULDER : J’ai peut-être une solution. Avez-vous entendu parler du docteur Werber ?

MARITA : Entendu parler ? Vous rigolez ! J’ai couché avec y a pas six mois ! C’est un spécialiste de l’hypnose régressive, n’est-ce pas ?

MULDER : Oui. Il s’occupe en particulier des victimes d’enlèvements par des extra-terrestres, je pense que c’est l’homme qu’il nous faut.

MARITA : Mmmmmmh, ça oui !

(à suivre ...)

 

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