Coeurs de Tissu (4-7)
ALABAMA --- 12h16
MULDER : Grouille, Scully !
SCULLY : Minute, c'est important ! C'est mon frère Bill qui fait son coming-out !
MULDER : Pfffff ! C'est long !
SCULLY : Entendu, Bill, j'embrasse l'agent Mulder de ta part ! Bye !
MULDER : Vraiment n'importe quoi pour se faire remarquer, ton frère !!! Coming-out ! Je rêve !
SCULLY : Tu sais, Mulder, je jette parfois un coup d'œil sur le site des Annonces Non-Clasées, pour voir comment tu retranscris nos aventures, si tu ne te donnes pas trop le beau rôle, si tu ne me fais pas trop passer pour une pétasse ou une godiche, etc ...
MULDER : Ah ? Et alors ?
SCULLY : Non, ça va, c'est assez fidèle à la réalité, je suis aussi pouffe qu'en vrai. Mais je lis au passage les autres annonces, c'est parfois surprenant de voir juste au-dessous de ta Croisade une annonce du genre " ch queues à sucer " !
MULDER : Oui, mais tu sais, c'est juste une question de priorité. Moi je cherche à raconter une histoire, d'autres cherchent avant tout des queues à sucer, alors forcément ça ne donne pas les mêmes genres de titres.
SCULLY : Et puis il y en a que je trouve très tristes. Complètement désespérées. C'est effrayant quand même, votre univers ...
MULDER : Bah, c'est pas grave, y a les paillettes et la connerie pour se persuader que tout va bien, heureusement. Mais le pire c'est que passer une annonce de ce genre, c'est l'échec assuré. Il y a de quoi désespérer mais il ne faut surtout pas le dire, sinon tout le monde se casse. C'est comme ça ...
SCULLY : Pourtant, à part quelques demeurés, tout le monde doit bien être conscient que c'est difficile d'être heureux !
MULDER : Tout le monde le sait, mais personne ne doit le dire. Chacun cache son désespoir et cherche l'oiseau rare qui va lui donner la force d'être enfin heureux.
SCULLY : Et ça existe, ça ?
MULDER : A priori non. Les types les moins désespérés (et encore, c'est relatif) sont ceux qui considèrent les autres comme des objets : au moins ils se protègent en fuyant tout sentiment. Tant mieux pour eux et tant pis pour ceux qui se laissent avoir ...
SCULLY : Alors que, tu vois, quand je lis ces annonces complètement désespérées, je me dis "en voilà un qui a vraiment à donner de l'amour". C'est dommage ...
MULDER : Oui, en un sens. Mais ce qui gêne un peu les gens, c'est que des mecs comme ça, pour qu'ils te rendent heureux, il faut que toi aussi tu les rende enfin heureux avant. Et ça c'est une perspective assez fatigante. Etre aimé, OK, mais si en plus il faut aimer ... ! Alors on préfère le type apparemment épanoui qui fait semblant de nous aimer pendant une soirée.
SCULLY : C'est nul !
MULDER : Je ne sais pas si c'est si nul que ça, Scully. Parce que finalement, le mec pour qui tu vas faire des efforts, avec qui tu vas vraiment construire quelque chose, qui te dit que ça tiendra ? Qui te dit qu'il te rendra vraiment heureux ? Qui te dit qu'une fois heureux il ne va pas avoir envie d'aller s'éclater ailleurs ? Après tout, quitte à ne pas trouver le bonheur, autant ne pas le trouver sans se casser le cul (c'est une image bien sûr) plutôt qu'en faisant des efforts peut-être inutiles. Bof ...
SCULLY : Mulder, ce que tu dis est encore plus sombre, cynique et désespérant que les annonces dont je parlais !
MULDER (ricanant) : Oui, mais moi ça me fait marrer ! (il allume une Morley)
Tunguska (4-8) : avec Patrick McGoohan et Horst Tappert
(Résumé : Burnside et l’Homme à la Cigarette sont morts : est-ce la fin de la Conspiration ? Bien sûr que non ! Bande de naïfs !)
BAR GAY « LE TUNGUSKA » – MANHATTAN ---- 00h14
MULDER : Ah Scully ! Content que tu sois venue si vite !
SCULLY (regardant les nombreux corps qui jonchent le sol) Mon Dieu, Mulder, que s’est-il passé ici ? Quel bordel !
MULDER : Prépare toi à une surprise !
(il découvre un des corps)
SCULLY : Mais... Ce corps est couvert de bubons purulents ! Comme ...
MULDER : Comme ceux que nous avons déjà eu l’occasion de voir, oui ! Il semble qu’ils aient trouvé un moyen de propagation à grande échelle ...
SCULLY : Lequel ?
MULDER : J’ai demandé à l’inspecteur chargé de l’enquête d’interroger les survivants. Apparemment, tous venaient d’arriver dans le bar et n’avaient pas encore eu le temps de boire, il faudrait que tu analyse les bouteilles, le virus était sûrement dans les boissons. D’autant plus qu’un nouveau barman venait d’être engagé et qu’il a mystérieusement disparu ...

INSPECTEUR DERRICK : Agent Mulder ! J’ai poursuivi les interrogatoires et je crois que nous avons conclu un peu hâtivement car ce survivant, un certain Bastien, affirme avoir bu.
SCULLY (au survivant) : Vous en êtes sûr ? Qu’avez-vous bu ?
LE SURVIVANT BASTIEN : Euh... ben un peu de tout ...
MULDER : Etes vous homosexuel ?
LE SURVIVANT BASTIEN (outré) : Mais enfin monsieur, qu’est-ce que c’est que ces questions ! Bien entendu que je suis homosexuel, sinon je ne serais pas là !
MULDER : Ecoutez monsieur, nous sommes à l’aube du XXI° siècle, les mœurs ont évolué : si vous êtes hétérosexuel, vous n’avez pas à en avoir honte !
LE SURVIVANT BASTIEN (gêné) : Oui, bon, j’avoue : j’aimerais bien changer de bord alors je suis venu ici, pour voir, mais décidément non, j’ai beau faire des efforts et picoler comme un malade, j’arrive pas à être attiré par les mecs ...
MULDER (grosse frime) : Pourtant c’est fastoche, moi ch'te l'fais ! Bon, Scully, voilà qui prouve qu’il s’agit bien du virus dont parlait mon informateur : il était bien dans les boissons et il n’atteint que les gays.
(avec : Patrick McGoohan dans le rôle du survivant et Horst Tappert, toujours aussi pétulant dans le rôle de l’inspecteur Derrick)
Tunguska II (4-9)
(Résumé : Le virus homocide mis au point par feu Burnside a fait des dizaines de victimes au Tunguska : il va falloir aller danser ailleurs ce week-end, ça craint)
SIEGE DU FBI --- 09h12
SCULLY : Voilà, j'ai passé un super week-end : les analyses et les autopsies sont terminées. Je suis bien obligée d'admettre que tu avais raison, Mulder. J'ai bien trouvé la même substance dans le corps des victimes que dans celui du Professeur Burnside. En revanche, aucune trace de cette substance dans les bouteilles ...
MULDER : Je m'en doutais un peu, à vrai dire. Je suis retourné sur les lieux et j'ai trouvé ce flacon, relié par une sorte de compte-goutte aux canalisations d'eau. Je connaissais ce bar, mais je n'y allais plus parce que le nouveau propriétaire coupait tous les alcools avec de la flotte, voilà l'explication !
SCULLY (saisissant le flacon) : Je vais analyser ce qui reste au fond ...
MULDER : Oui, mais le résultat me semble évident ...
SCULLY : Mulder, une chose me chiffonne ...
MULDER : En effet, Scully, tu es toute chiffonnée.
SCULLY : Va te faire foutre, Mulder ! Si ce virus ne peut s'attaquer qu'aux homosexuels, comment expliques-tu qu'il ait causé la mort de Burnside, un ancien nazi tellement homophobe qu'il a inventé ce virus tueur ?
La Prière des Morts (4-10)
(Résumé : Pour se détendre un peu, les membres de la Conspiration ont décidé d'organiser un pique-nique)
HEUVELMANS LAKE - GEORGIE --- 15h38
ELDER (une bombe insecticide à la main) : Saloperies ! C'est plein de bêtes ici !
LE BARON DE MÜNCHHAUSEN : Détendez-vous, mon ami, nous sommes en vacances, voyons !
ELDER : Et ça, qu'est-ce que c'est encore ? Big Foot ?
L'HOMME A LA CIGARETTE (surgissant vêtu de peaux de furets) : Messieurs ! Messieurs ! Heureux de vous revoir ! Que quelqu'un me file une cigarette, vite !
LE BARON : Vous ? ! ! !
ELDER : On vous croyait mort !
L'HOMME A LA CIGARETTE : Mourir, moi ? Jamais ! Plutôt crever ! Un abruti de garde-champêtre m'a troué la peau, mais j'ai été recueilli et soigné par une famille de furets.

LE BARON : Oho ! J'espère que nous aurons l'honneur de faire leur connaissance !
L'HOMME A LA CIGARETTE : Trop tard ! Une fois rétabli, je les ai décapités et je me suis fait une gabardine avec leurs peaux !
LE BARON DE MÜNCHHAUSEN (mort de rire) Quelle ingratitude ! C'est ce qui s'appelle "reprendre du poil de la bête" ! ... Cela dit, c'est facile de s'attaquer à de pauvres furets, mais je parie que vous n'arrivez toujours pas à décapiter des vrais gens ?
L'HOMME A LA CIGARETTE (hargneux) : J'y arriverai un jour, je vous le garantis !
(le Baron hurle de rire)
L'HOMME A LA CIGARETTE : Et si vous m'énervez encore, ce sera avec votre tête, vieux fou ! ... Bon ! L'un d'entre vous a-t-il une cigarette, messieurs ! Voici des semaines que mon paquet est vide, je fume des plantes mais c'est pas pareil ! Ca me colle mal au crâne ! Une Morley, par pitié !
ELDER : Prenez ça et calmez-vous. Il était temps que vous fassiez votre réapparition ! Nous sommes dans un sale pétrin depuis la mort de Burnside !
LE BARON : Ce n'est pas tant qu'il nous manque ! Après tout, cet homme avait deux mains gauches, il faut bien l'avouer, paix à son âme ! Mais sa mort pose un problème délicat : comment le virus a-t-il pu atteindre l'un d'entre nous ?
L'HOMME A LA CIGARETTE (grattant ses puces) : Avez-vous envisagé que Burnside pouvait être homosexuel ?
ELDER : C'est inimaginable, voyons ! Enfin, nous y avons pensé, bien sûr. Mais comment être certains ?
L'HOMME A LA CIGARETTE : Je vais faire des recherches approfondies sur son passé. Mais il faudrait aussi tout simplement refaire des tests de contamination.
ELDER : Nous avons propagé le virus dans une boîte de nuit gay, le Tunguska, et nous avons pu consulter le rapport de cet agent du FBI, comment s'appelle-t-il déjà ?
ROLAND : Homer Simpson, monsieur.
ELDER : Ce Simpson a pu mettre en évidence que le seul individu contaminé qui avait survécu était bien hétérosexuel.
L'HOMME A LA CIGARETTE : Alors, messieurs, l'affaire me semble entendue : Burnside l'était, et voilà tout !
ELDER : C'est tout de même difficile à croire ! A mon avis, il y a forcément autre chose...
Jamais Plus (4-11)
(Résumé : l’Homme à la Cigarette is back from Hell grâce à des furets)
SIEGE DES NATIONS UNIES --- 15h57
MARITA (dévoilant ses jambes) : Prenez place, agent Mulder. Je suis Marita Covarrubias. La femme de ménage que vous étiez en train de harceler dans le couloir pour obtenir d’elle des renseignements confidentiels s’appelle Marita Covarrubiak,. C’est moi et non elle que votre ancien informateur voulait que vous trouviez.
MULDER : Ben je suis pas tombé loin !
MARITA : Mouais ... Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous aider, agent Mulder. Mes positions aux Nations Unies et mon habitude de coucher à droite à gauche me donnent accès à de nombreuses informations qui peuvent vous être utiles, ce qui n’est pas le cas de Mme Covarrubiak.
MULDER : Pas évident ! On en apprend aussi, des choses, en nettoyant les waters !
MARITA : Oui, bon, ça va, agent Mulder ! ... Je suis comme vous très inquiète au sujet de cette Conspiration. Vous connaissez je crois le mouvement « Bête Immonde’s Not Dead » ?
MULDER : Le nom ne me dit rien ...
MARITA : Il s’agit d’un mouvement néo-nazi dirigé par Charlton Hestwick.
MULDER : Ah d’accord, je vois ...
MARITA : La virulente homophobie de ce mouvement a incité les membres de la Conspiration à l’utiliser pour ses basses œuvres, mais depuis les incidents d’Aubrey, ils ont mis fin à cette collaboration. Il semble cependant que quelqu’un continue officieusement à utiliser le groupe d’Hestwick, mouvement qui, selon le type qui m’a pris sauvagement la nuit dernière, vient de réceptionner une quantité importante de bombes aérosols contenant le virus ...
MULDER : Et vous savez où ils comptent l’utiliser ou bien vous m’en avez déjà beaucoup trop dit ?
MARITA : Si je le savais, je n’aurais pas besoin de vous, agent Mulder : c’est cela que vous devez découvrir. Tout ce que je sais, c’est que le nouveau Q.G. de la «Bête Immonde» se trouve à Dallas.
(à suivre ...)