Le Vaisseau Fantôme (2-19)

(Résumé : Leonardo a des rêves bizarres depuis qu'il vit avec l’agent Mulder)

APPARTEMENT 42 --- 03h07

LEONARDO (hurlant) : Aaaaaaaaaaaaaaaaah ! Oscours ! C'est horrible !

MULDER : Hein ? Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ?

LEONARDO : Oh mon Dieu ! C’est encore ce rêve atroce ! Ca fait des semaines que je le fais !

MULDER : Ah bon ? Mon pauv’Leo ! Raconte moi tout !

LEONARDO : C’est vraiment horrible ! Je suis sur un bateau, je te rencontre, on fait l’amour,...

MULDER (vexé) : Je ne vois pas ce que ça a de si horrible.

LEONARDO : Attends ! C’est après ! On rentre dans un iceberg... le bateau coule... on essaie de s'en tirer mais il n'y a pas assez de place dans les canots de sauvetage... on finit par tomber à l'eau... on se raccroche comme on peut à des morceaux de l'épave, mais l'eau est glacée, je finis par me les geler... et je meuuuuuuuurs !

MULDER : Pff ! Tu regardes trop la télé ! Allez, rendors toi !

 

 

Faux-Frère siamois (2-20)

(Résumé : l’agent Mulder a des théories bizarres sur l'amour depuis qu'il vit avec Leonardo)

MY OWN PRIVATE IDAHO --- 17h31

SCULLY : Mulder, ce n’est pas que ta théorie me passionne, mais vu que ça colle assez bien au titre d’aujourd’hui, reparles en donc !

MULDER (ravi) : Quoi ? Ma théorie sur la colonisation extra-terrestre ? C’est vrai ? Tu veux que je t’en parle ?

SCULLY : Non, Mulder, je ne suis pas encore désoeuvrée à ce point ! Je parlais de ta théorie sur la complémentarité, par laquelle tu expliques que tu es mieux avec Leonardo que tu ne l’étais avec S.

MULDER (déçu) : Ah, oui, ça ...

SCULLY : Tu m’as dit une fois que deux cérébraux avaient tendance à rivaliser, je ne me trompe pas ?

MULDER : Oui, je pense que chacun recherche en l’autre ce qu’il n’a pas, ou du moins ce qu’il n’a pas conscience d’avoir, d’où l’intérêt de la complémentarité, parce que chacun trouve en l’autre quelque chose qui lui manque ou qu’il croit ne pas avoir ou tout simplement qui n’est pas sa qualité majeure, qu’il s’agisse de l’intelligence pratique ou théorique, de la force physique ou morale, de la beauté, etc.

SCULLY : Fais des phrases moins longues, Mulder !

MULDER : Si les deux personnes ont la même qualité majeure, il se crée une rivalité consciente ou non dans le couple et ça finit par tout foutre en l’air. Leonardo au contraire m’aime pour ce que je suis, et je l’aime pour ce qu’il est.

SCULLY : D’accord, j’avais bien compris, Mulder. Donc, tu es bien comme je le pensais en pleine contradiction, puisque tu affirmes d’autre part que toi et moi nous nous ressemblons et que si j’étais un mec je serais l’homme de ta vie.

MULDER : Oui, c’est vrai qu’on a les mêmes qualités dominantes, Scully, mais nous avons bien plus que ça.

SCULLY : Que veux-tu dire, Mulder ?

MULDER : Je veux dire que nous avons également en commun quelque chose de très rare qui fait qu’il ne peut pas y avoir de rivalité entre nous.

SCULLY : Tu m’intéresses, là : poursuis !

MULDER : Nous manquons tous les deux cruellement du désir inepte de briller, nous ne ressentons pas le besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Il m’arrive d’admirer ta supériorité dans une discussion et je suppose que ça arrive aussi dans l’autre sens,...

SCULLY (pensive) : Mmmmmmh ... non, mais continue !

MULDER : Nous recevons ce que nous nous donnons, sans jalousie ni envie quand nous nous sentons en état d’infériorité, sans le moindre mépris ni la moindre satisfaction d’amour-propre lorsque nous nous sentons en état de supériorité. Bref nous sommes immunisés et c’est pour ça qu’on arrive à s’entendre parfaitement tout en se ressemblant ...

SCULLY : Mulder ! Veux-tu dire par là que nous sommes tous les deux particulièrement géniaux ?

MULDER : En quelque sorte, Scully, oui.

SCULLY : Eh bien, pour une fois, Mulder, je suis assez d’accord avec ta théorie.

 

 

Les Calusari (2-21)

FRONTIERE CANADIENNE --- 10h27

SCULLY : Mulder, tu as laissé un post-it dans le bureau, « régler le problème des calusaris ». Ca veut dire quoi, les calusaris ?

MULDER : J’en sais rien, t’as rêvé, Scully, j’ai jamais écrit ça !

SCULLY : Mais si, regarde !

MULDER : Tiens oui ! Ben merde alors ! ... Aaaaaaaah non, je comprend ! C’est pasque j’écris comme un porc ! C’est marqué «calories» !

SCULLY : Calories ? ? ?

MULDER : Oui, tu ne trouves pas qu’entre chaque tournage, Leonardo a tendance à bouffir un peu ?

SCULLY : Je n’osais pas te faire la remarque, Mulder, mais si, c’est flagrant !

MULDER : Oh, tout de suite, « flagrant » ! Non, quand même pas, mais bon...

SCULLY : Une solution, Mulder, serait qu’au moins l’un de vous deux apprenne à faire cuire des aliments dans un récipient.

MULDER : Que veux-tu dire, Scully ?

SCULLY : Qu’il n’est peut-être pas très sain de se nourrir exclusivement de hamburgers, frites, pizzas, sandwiches et autres choses de ce genre. Si Leonardo perd des kilos sur ses tournages, c’est parce qu’il y mange sous le contrôle d’un diététicien plutôt qu’en ta compagnie !

MULDER : Tu dis vraiment n’importe quoi, Scully ! Si ça venait de ça, je prendrais des kilos aussi !

SCULLY : Question de tempérament, Mulder. D’un autre côté, on voit que Leonardo picole moins de bière que toi ...

MULDER (vexé) : Ouais, bon, ça va, Scully ! Je voulais refaire des abdos, mais Frohike m’a piqué mon tapis de sol.

 

 

Contamination (2-22)

« BON APPETIT ! » (René Descartes)

BOUTIQUE GLUPS --- 15h11

SCULLY : Inspecteur, évacuez le magasin ! Ne laissez approcher personne !

MULDER (soulevant la couverture) : Regarde ça, Scully ! Le corps est totalement couvert de bonbons purulents ! C’est incroyable !

SCULLY : Ce ne sont pas des bonbons, Mulder, mais des bubons !

MULDER : Non, ça c’est une fraise Tagada, Scully, ça ne fait aucun doute, donc c’est un bonbon !

SCULLY : Mmmmmmh ... Oui, ça c’est une fraise, en effet : elle a dû tomber, d'ailleurs tu vois, elle ne purule pas (elle la balance hors de la boutique). Mais le reste ce sont des bubons. Répète, Mulder !

MULDER : Bu-bons.

SCULLY : Très bien, Mulder. J’avoue que je n’ai jamais rien vu de pareil. Qu’est-ce qui a pu causer cela ?

MULDER (fouillant les poches de la victime) Tu es sûre, Scully ? Moi ça me rappelle fortement les trois victimes d’Aubrey.

SCULLY : Ca alors, mais oui, Mulder, tu as raison, d’après la description du médecin, les corps d’Aubrey étaient eux aussi couverts de bubons purulents !

MULDER : Et regarde ça, Scully ! La victime était serveur dans un bar gay !

SCULLY : Ce n’est pas précisé « bar gay », mais je suppose que tu connais l’endroit, je te fais confiance.

MULDER : Il faut absolument ...

(un groupe d’hommes armés portant des masques à gaz font irruption dans la boutique)

LE CHEF DES TYPES MASQUES : Brigades Sanitaires ! Plus un geste ! Reculez immédiatement ! Eloignez-vous du corps !

SCULLY (montrant sa carte en hurlant) : Nous appartenons au FBI ! Et je suis docteur en médecine !

LE TYPE MASQUE : Rien à battre ! Il s’agit d’une maladie inconnue et vraisemblablement contagieuse ! Veuillez nous suivre vous aussi, vous devrez subir une procédure de décontamination !

MULDER (montrant sa carte en hurlant) : Non ! Lâchez moi ! Je ne veux pas prendre une douche avec Scully !

SCULLY : Moi non plus !

MULDER : Toi, tu n'as pas le choix, idiote : c'est toi Scully !

 

 

Ombre Mortelle (2-23)

(Résumé : la maladie foudroyante d'Aubrey a fait une nouvelle victime dans une boutique GLUPS)

MONT RUSHMORE --- 13h42

MULDER : Tu peux éteindre l’autoradio, Scully, s’il te plaît, je ne raffole pas de Mort Schuman.

SCULLY : Mulder, as-tu déjà remarqué à quel point la conscience de notre condition mortelle et de tout ce qui est terrifiant dans la condition humaine était un handicap pour trouver un partenaire ?

MULDER : Ah, pour toi aussi ? Oui, c’est vrai, la plupart des gens préfèrent garder la tête dans le sable et ne pas voir le malheur, la mort, etc.

SCULLY : Il faut reconnaître que la Techno Parade, c’est plus rigolo.

MULDER : En effet, Scully. J’ai du mal à comprendre ça, pour moi la lucidité est au contraire la seule base solide sur laquelle on peut essayer d’être heureux, mais bon, je crois qu’il faut accepter les gens tels qu’ils sont. On peut comprendre qu’ils préfèrent se bercer d’illusions en attendant d’être confrontés à la réalité, après tout. Enfin c’est un choix. Personnellement, je trouve plus sage de ne pas se laisser surprendre, « philosopher c’est apprendre à mourir » disait Montaigne, mais bon, chacun sa voie.

SCULLY : Et avec Leonardo ?

MULDER : On ne parle pas de ce genre de choses et c’est tout.

SCULLY : A propos, Mulder, tu as vu ce qui est arrivé à la boutique Glups ?

MULDER : Bien sûr, Scully ! Ces salauds ont tout rasé, brûlé, il ne reste plus une trace. Ne me dis pas que le gouvernement n’est pas mouillé dans cette affaire, Scully !

SCULLY : Je te laisse à tes hypothèses, Mulder, mais pendant que tu théorises, moi je recueille des preuves !

MULDER : Des preuves ? Comment ça ?

SCULLY : Tu te souviens de cette fraise Tagada qui était sur le corps de la victime ?

MULDER : Bien sûr, Scully ! Même que tu croyais que c’était un bubon et non un bonbon.

SCULLY : C’est toi qui mélange tout, Mulder ! Bon, cette fraise je l’avais jetée hors de la boutique, tu te souviens ? Je suis repassée par là après qu’on nous ait libérés, la boutique avait été brûlée, mais la fraise était toujours dans le caniveau et je l’ai ramassée.

MULDER : Génial, Scully ! On partage ?

SCULLY : Je l’ai amenée au labo, Mulder ! Et tu sais ce qu’on y a trouvé ?

MULDER : La même chose que sur les timbres d’Aubrey, je suppose ?

SCULLY : Exactement ! Ces gens s’acharnent à détruire toute trace de leurs crimes, mais ce qu'ils ignorent, c'est que nous possédons encore un timbre et une fraise Tagada contaminés.

 

 

Une petite ville tranquille (2-24)

(Résumé : Mulder et Scully ont découvert chez Glups une Conspiration visant à recouvrir les homosexuels de bonbons purulents)

CHATEAU DE MOULINSART --- 06h22

TINTIN : Capitaine, capitaine ! Eveillez-vous, foutrebleu !

HADDOCK : Que se passe-t-il, mille sabords ?

TINTIN : Le professeur Tournesol a disparu !

HADDOCK : Tonnerre de Brest ! Tryphon disparu ? C’est une baliverne, mon jeune ami ? une fadaise ? rassurez moi !

TINTIN : Hélas non, capitaine, ce n’est point une baliverne ni une calembredaine. Nestor a vu deux énergumènes tout de noir vêtus l’empoigner par la barbichette et le faire monter de force dans une soucoupe volante !

HADDOCK : Ah ça, j’en étais sûr ! Encore un coup de ces anthropopithèques de martiens ! Il n’y a pas de temps à perdre ! Nestor ! Préparez mes affaires et trois caisses de Loch Lomond ! Et faites chauffer la fusée !

TINTIN : La fusée, capitaine ?

HADDOCK : Oui, mille tonnerres ! Nous n’allons pas laisser ces zoulous s’en tirer comme ça ! Je vais les suivre ! Nestor ! Vers quelle planète sont-ils partis ?

NESTOR : Je n’ai pas vu, monsieur !

HADDOCK : Pas vu ! Pas vu ! Bougre de bachy-bouzouk ! Ce Nestor a deux yeux gauches, Tintin, je l’ai toujours dit !

(il casse un piano avec sa pipe)

NESTOR : En revanche, monsieur, j’ai trouvé sur le sol une sorte de plan portant l’inscription «Anasazi».

TINTIN : Capitaine, ne croyez-vous pas qu’il faudrait contacter les agents Mulder et Scully ?

HADDOCK : Quoi ? ? ? Ces deux emplâtres ? Ces deux moules à gaufres incapables de trouver des petits hommes verts qui jouent au squash ? Ces anacoluthes ? Ces trompe-la-mort ? Ces sapajous ? Ces marins d’eau douce ? Ces ectoplasmes ? Excellente idée, Tintin, appelez les, moi je vais me recoucher.

 

 

Anasazi (2-25) : version inédite

(Résumé : le professeur Tournesol a été enlevé par les extra-terrestres en laissant derrière lui le mot « Anasazi »)

RESERVE NAVAJO --- 14h08

ALBERT HOLSTEIN : Vous dites vrai, homme du FBI. Il y avait jadis sur ce plateau une tribu qui s’appelait Anasazi. Un jour, il y a très longtemps, tous les hommes de cette tribu ont disparu sans laisser de traces. Mais rien ne disparaît jamais sans laisser de traces.

MULDER : Ils ont été enlevés, c’est ça ?

ALBERT : C’est vous qui l’avez dit, homme du FBI. Une légende dit que les Anasazi avaient offensé le Grand Manitou par leurs mœurs impures et que celui-ci les a punis en les frappant de stérilité, ce qui amena à l’extinction de cette tribu. Mais c’est faux. En réalité, les Anasazi n’étaient pas une tribu, mais une communauté homosexuelle amérindienne. Cette communauté ne s’est pas éteinte car bien qu’elle n’ait été composée que d’homosexuels des deux sexes, d’autres les rejoignaient chaque année, venant de toutes les autres tribus.

SCULLY : Une communauté gay ???

ALBERT : Oui, femme du FBI. La seule chose qui ait jamais réussi à réunir des indiens de toutes les tribus, bien mieux encore que lors des guerres indiennes. Mais cette histoire dont je vous parle, c’est bien plus ancien, avant l’arrivée de l’homme blanc.

MULDER : Alors pour vous un enlèvement par des extra-terrestres est la seule explication possible de la disparition des Anasazi ?

ALBERT (hochant la tête) : Ce n’est pas une explication, homme du FBI, certains ont échappé à l’enlèvement et ils ont raconté ce qui s’est passé. Personne ou presque n’a voulu les croire, mais ils ont peint leur récit sur des peaux de bêtes. (il déplie une peau)

MULDER : Ca alors ! C’est le portrait craché de l’extra-terrestre de Roswell, Scully !

SCULLY : Du calme, Mulder ! Comme on dit chez Joan Collins, il faudrait vérifier l’âge exact de cette vieille peau !

ALBERT : Les créatures des cieux sont revenues, homme du FBI. Elles sont dans une caverne, à quelques kilomètres d’ici. Je pense que c’est là qu’elles retiennent le savant que vous cherchez. Je vous conduirai.

(Va-t-on enfin voir des extra-terrestres ? Réponse dans la troisième saison ...)

FIN DE LA 2° SAISON

 

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