Hors Série (2-12bis)
SIEGE DU FBI – 14h36
SKINNER : Directeur-adjoint Skinner, j’écoute ?

LEONARDO : Bonjour, je suis Leonardo DiCaprio, l’agent Mulder devait me téléphoner à 14h30 et toujours rien ! Je commence à ...
SKINNER : Quoi ? C’est vous qui m’avez déjà appelé il y a cinq minutes ??? Mais vous m’emmerdez monsieur ! Je ne suis pas la secrétaire de l’agent Mulder !
LEONARDO : Peut-être, mais si vous ne l’envoyiez pas sans arrêt sur des enquêtes dangereuses, il m’appellerait à l’heure !
SKINNER : Sachez, monsieur, que l’agent Mulder n’a pas besoin de moi pour se mettre tout seul dans des situations abracadabrantes ! Et maintenant, foutez moi la paix !
(il raccroche)
................
HANGAR DESAFFECTE – 14h39
(un homme au visage caché par une casquette sort de l’entrepôt. Un coup de chandelier l’envoie rouler par terre)
KRYCEK : Leonardo DiCaprio ? Mais qu’est-ce que ça signifie ?
LEONARDO : Où est Mulder ?
KRYCEK : Mulder ? Mais j’en sais rien, moi, je ...
(coup de chandelier)
KRYCEK : Aïe ! Il est sur une enquête à Aubrey, Missouri, mais je ne sais rien de plus !
(coup de chandelier)
LEONARDO : Merde, il s’est endormi.
..........
SIEGE DU FBI – 14h40
SKINNER : Directeur-Adjoint Skinner, j’écoute ?

LEONARDO : Rebonjour, Monsieur Skinner, ici Leonardo DiCaprio ...
SKINNER : Kimberley ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Je vous avais dit de ne plus me passer ce guignol !
KIMBERLEY : Oh ben oui, monsieur, mais quand même, c’est Leonardo DiCaprio, ma fille l’adore, c’est pas n’importe qui, je peux pas lui raccrocher au nez quand même !
LEONARDO : Monsieur Skinner ! Ecoutez moi ! L’agent Mulder devait m’appeler à 14h30 et il ne l’a pas fait ! Son portable est branché mais il ne répond pas ! Je suis sûr que vous me cachez quelque chose et qu’il est parti avec une créature perverse !
SKINNER : L’agent Mulder est en mission avec l’agent Scully ! Ce n’est pas une créature perverse, mais alors là, pas du tout, jeune homme ! Et si vous continuez vos insinuations, je ...
Le Fétichiste (2-13)
LA VERITE S’EST TAILLEE
(Résumé : la patronne du bar-tabac aurait bien aimé tuer Mulder, mais elle a visé comme un manche)
HOPITAL D’AUBREY – MISSOURI --- 18h27
SCULLY : Eh bien, Mulder, on peut dire que tu as une veine de cocu ! Si Leonardo n’avait pas emmerdé Skinner jusqu’à ce qu’il décide de m’appeler, tu y restais !

MULDER : Où en est l’enquête, Scully ? Du nouveau ?
SCULLY : Oui et non. Mame Boutin, surnommée la Digne du Cul, est introuvable. En revanche, nous avons trouvé chez elle cette photo. Regarde ...
MULDER : Mame Boutin avec le président Reagan et l’Homme à la Cigarette !
SCULLY : D’autre part, impossible de mettre la main sur les trois corps. Ils ont été emportés par un commando des Brigades Sanitaires le jour de notre arrivée, soi-disant pour éviter une épidémie. J’ai récupéré les trois enveloppes pour analyser les timbres, mais rien ! Si le poison était dessus, il a été complètement absorbé par les victimes.
MULDER : Merde ! On se retrouve encore sans aucune preuve comme deux couillons !
SCULLY : Parle pour toi, Mulder ! L’ami de M. Curtis s’est souvenu qu’il était avec lui le jour où il a acheté ses timbres. Ils étaient avec un autre ami homosexuel qui a lui aussi acheté des timbres.
MULDER : Une des deux autres victimes donc ?
SCULLY : Justement non, celui-ci est en parfaite santé !
MULDER : Alors ce n’étaient pas les timbres ?
SCULLY : Ce monsieur, en plus d’être homosexuel, est philatéliste : il n’a pas utilisé le timbre qu’il a acheté ce jour-là, mais l’a mis dans sa collection. (Note de l’Auteur : oui, je sais que les philatélistes collectionnent des timbres tamponnés, mais ... euh ... celui-ci étant un inverti, il ne fait rien comme tout le monde, voilà). J’ai donc pu l’analyser.
MULDER (haletant) : Et ?...
SCULLY : Et j’y ai trouvé une substance contenant une protéine inconnue. La même que dans l’huile noire et que dans le sang de S.
MULDER : Scully ! Ce n’était PAS le vrai S. !
Mystère Vaudou (2-14)
ILLINOIS --- 15h02
SCULLY : Dis moi, Mulder, je rêve ou ça tient rudement bien le coup, finalement, ton histoire avec DiCaprio ?

MULDER : Très jolie, ta robe, Scully ... Ben oui, il semblerait ...
SCULLY : Toi qui ne voulais entendre parler que d’un nouveau spécialiste des OGM ayant lu Proust et ayant déjà écouté une symphonie de Mozart plus de 30 secondes !
MULDER (énervé) : Leonardo ne déteste pas Mozart, Scully ! Et, sans être à proprement parler un spécialiste, il a des préjugés négatifs sur les OGM qui se rapprochent finalement bien plus des miens que les préjugés positifs de S. !
SCULLY : Enfin, tout de même, te connaissant, Mulder, il y a quelque chose qui me dépasse dans cette relation !
MULDER : Les mystères de l’Amour, Scully ! C’est vrai que S. avait lu toute la Recherche, mais en réalité nous n'étions pas si proches que ça. C’a été formidable parce que je croyais que nous étions très semblables et parce que les points sur lesquels nous étions différents ne me gênaient pas. Mais à la réflexion, même si je ne regrette pas cette agréable illusion de complicité intellectuelle, c’était bel et bien pour l’essentiel une illusion ...
SCULLY : Oui, mais avec Leonardo, de ce côté-là, il n’y a même pas l’illusion !
MULDER : Tant mieux, Scully ! On ne construit pas sa vie sur des illusions, mais sur des réalités qu’on est libre ou non d’accepter, et moi j’accepte la réalité de Leonardo, j’aime sa réalité. Je n’ai pas d’explication, mais ça accroche, c’est comme ça, même si on n’a rien de commun. Comme disait Joe Dassin, S. et moi, « on n’était pas faits pour vivre ensemble, ça suffit pas toujours de s’aimer bien ». Bon ben voilà, c’est comme ça !
SCULLY : S. et toi, vous avez connu Joe Dassin ??? ... C'est de vous qu'il parlait ?... Tu déconnes, là ???
MULDER : Pour la littérature, la musique, le cinéma, la politique, il y a toi, Scully ! Et je me sens bien plus proche de toi sur ces points là que je ne l’étais de S., même si entre nous il n’y a pas de dimension amoureuse en plus. Une soirée avec toi, en terrasse à Amsterdam devant un bon jus d’orange frais, ou à regarder les X-Files, c’est le bonheur, Scully ! Si je n’étais pas gay, tu serais la femme de ma vie, c’est évident.
SCULLY : Merci, Mulder, mais c’est la vie, nous sommes faits comme ça. Toi tu ne couches pas avec les femmes, et moi je ne couche pas avec les pédés, voilà, c’est tout.
La Main (gauche) de l’Enfer (2-15)
46° RUE --- 16h49
LE BARON DE MÜNCHHAUSEN : A-t-on des nouvelles de cette Madame Broutin ?
L’HOMME A LA CIGARETTE : Boutin. Je suis sur sa piste, rassurez-vous. Je ne tarderai pas à la retrouver.
ELDER : Cette folle nous a mis dans de beaux draps en tirant sur cet agent du FBI ! Ce... Comment s’appelle-t-il déjà ?
ROLAND : Homer Simpson, monsieur.
LE BARON DE MÜNCHHAUSEN : En plus, elle l’a loupé ! Cette femme a deux mains gauches, je vous l’ai toujours dit ! Aussi quelle idée de vouloir travailler avec des nazis ! Ces gens manquent absolument de flegme et de maîtrise d’eux-mêmes !

L’HOMME A LA CIGARETTE : Ils ont certains objectifs en commun avec nous. Et ils n’hésitent pas à se salir les mains. C’est très utile pour faire le travail que vous ne voulez pas faire vous-mêmes.
LE BARON DE MÜNCHHAUSEN : Ne soyez pas insolent avec moi ! (montrant Elder) Avec lui, si vous voulez, mais pas avec moi !
ELDER : Non ! avec moi non plus ! N'essayez pas ou je vous fais taper par mes gens !
L’HOMME A LA CIGARETTE : Mes hommes sont également sur la piste d’Alex Krycek. Qui s’est lâchement enfui après que nous ayons voulu le faire disparaître suite à son échec à l’Erlemenyer Flask.
LE BARON DE MÜNCHHAUSEN : Alex Krycek ? C’est bien ce garçon qui a deux mains gauches, n’est-ce pas ?
L’HOMME A LA CIGARETTE (la grosse frime) : Deux main gauches, je ne sais pas, mais ce freluquet s'est révélé incapable de décapiter un chien avec ses dents. Je vous avais bien dit de me laisser régler ça moi-même !
La Colonie (2-16)
CALIFORNIE --- 14h15
SCULLY : Mulder, vas-tu me dire pourquoi nous suivons cette voiture ?
MULDER : Parce que je crois avoir reconnu la femme qui est au volant. C’est la patronne du bar-tabac-PMU d’Aubrey.
SCULLY : Mame Boutin ? La Digne du Cul ?
(Mulder fait une queue de poisson et stoppe devant la voiture)
MULDER (arme au poing) : FBI ! Plus un geste ! Sortez de cette voiture, vieille morue !
UN TYPE BALAISE (sortant de la voiture une arme à la main) : C’est moi que t’as traité de vieille morue ?
SCULLY : Mulder, ce n’est pas Mame Boutin, c’est le célèbre acteur Charlton Hestwick ! Je peux avoir un autographe, monsieur Hestwick ?
HESTWICK (grommelant) : Mouais ...
MULDER : Excusez-moi, monsieur Hestwick, je vous avais pris pour une dame qui ressemble à un homme.
HESTWICK (agitant son flingue sous le nez de Mulder) : Tu m’prends pour un travelo, espèce de fiotte de fonctionnaire fédéral ? La prochaine fois, FBI ou pas, j'te bute ! Compris, morveux !
(il remonte dans sa voiture et s’en va)
SCULLY : Voilà où ça nous mène, tes conneries, Mulder ! Maintenant je me retrouve avec un autographe de cet abruti sans savoir à qui je vais bien pouvoir le refourguer !

MULDER : Scully ! Il vient de tourner à droite, ça m’a l’air d’être une propriété privée : j’irais bien y jeter un œil.
(à suivre ...)
La Colonie II (2-17)
(Résumé : Ne reculant devant rien, Mulder et Scully se sont introduits dans le parc d’une propriété privée, à la suite de l’acteur Charlton Hetswick)
DANS LES BROUSSAILLES, CALIFORNIE --- 14h59
SCULLY : Mulder, calme-toi, certains de ces jeunes garçons ne sont peut-être pas majeurs !
MULDER : Je sais, mais c’est le costume, ça me rappelle ma jeunesse, quand j’étais scout !
SCULLY : Je n’ose même pas imaginer, Mulder !
MULDER : C'était le bon temps ! Sauf que nous on n'avait pas de brasssards à croix gammée.
SCULLY : Regarde ! Hestwick arrive avec un type et une... Mais ! C’est Krycek !

MULDER : Krycek en short ! ! ! Waooooooooh !
SCULLY : Et la femme, Mulder ! Tu avais raison ! C’est bien Mame Boutin.
KRYCEK : Gaaaaaaaaarde à vous !
HESTWICK : Jeunes Pionniers de notre Colonie, je suis fier de vous ! Votre instructeur Alex Krycek m’apprend que vous avez fait de fulgurants progrès ! Moi et la Digne du Cul nous revenons de Nantes (Alabama) où vos Frères eux aussi sont désormais prêts à se lancer dans le combat. Vous êtes la partie la plus noble et la plus pure de la Jeunesse Américaine. Grâce à vous, notre pays sera bientôt nettoyé, purifié, débarrassé de tous les métèques, de tous les pédés, de tous les drogués !
MULDER (criant) : Grooooos con !
SCULLY : Mulder, tu es fou !
KRYCEK : Ca venait de là ! Dans les broussailles (Californie) ! Feu à volonté !
MULDER : Tirons nous, Scully !
..........
MEME ENDROIT --- 15h44
(une dizaine de voitures de police sont garées devant la propriété)
L’INSPECTEUR PUJOL : Désolé, agent Mulder, il n’y a pas un chat dans cette cambuse et on dirait même que c’est vide depuis des lustres !
SCULLY : Mulder ! Dany vient d’appeler : la maison appartient à une société appelée la Roush Corporation, mais elle n’a pas été utilisée depuis des lustres.
PUJOL : Ah ! Vous voyez !
Parole de Singe (2-18)
NANCY – MEURTHE-ET-MOSELLE --- 16h34
MULDER : Tu vois, Scully, c’est dans cette rue que mon grand-père avait sa boutique. Il était tailleur.
SCULLY : Comme la Vérité ?
MULDER : Oui.
SCULLY : En tous cas, elle est agréable, cette terrasse, Mulder.
MULDER : Regarde ce couple à la table là-bas, Scully : ils sont charmants, non ?
SCULLY : Pourtant celui de gauche n’est pas vraiment ton genre, il me semble ?
MULDER : Quelle importance ! Ils ont l’air heureux, c’est formidable, non ? Dans un an, peut-être un mois, l’un des deux sera peut-être désespéré, mais peu importe, aujourd’hui il fait beau et ils sont heureux.
SCULLY : Je te trouve bien lyrique, Mulder !
MULDER : L’amour est une grande et belle illusion, Scully ! Tu te souviens de ce que je t’ai dit dans l’épisode 11 de la première saison sur le fait que les gays sont majoritairement meilleurs moralement, plus tolérants que les hétéros parce qu'ils ont dû affronter eux-mêmes le sentiment d'être différent ?
SCULLY : Oui, Mulder.
MULDER : L’autre jour, à cette même terrasse, il y avait un groupe de mecs avec une fille. Un des mecs a raconté qu’un jour il avait dragué une fille mignonne dans un bar, mais en ne voyant que son visage. Quand elle s’est levée pour le rejoindre, il a constaté qu’elle était handicapée. Il a mimé la démarche de cette fille, il en riait encore et ses amis ont ri avec lui. J’ai croisé le regard consterné de la fille qui était avec eux : elle seule ne trouvait pas ça à hurler de rire.
SCULLY (soupirant) : Eh oui ! Mais qui te dit que ton charmant couple n’est pas en train de se raconter des anecdotes du même genre en ce moment-même ?
MULDER : Non, Scully, s’il te plaît ! Cet épisode n’est déjà pas très drôle ! Laisse moi rêver un peu !
