Les Vampires (2-7)
ATTENTION : CET EPISODE CONTIENT DES VERITES SUSCEPTIBLES DE HEURTER LA SENSIBILITE DE PIMPIN LE HAMSTER.
(Résumé : l’agent Mulder voit beaucoup son mystérieux informateur Mr. X ces temps-ci. Dépité, Leonardo l’a quitté)
CENTRAL PARK – TOILETTES DES DAMES --- 03h01
MR. X : Agent Mulder, je pense que vous connaissez le mythe du vampire ?
MULDER : Bien entendu, je connais tous les trucs à dormir debout, moi ! Pourquoi ?

MR. X : Vous êtes-vous déjà demandé ce que signifiait réellement ce mythe ? Ce qu’il nous apprenait sur nous-mêmes ?
MULDER : Que l’Amour peut être tellement intense qu’il tourne au tragique ?
MR. X : Absolument pas. Ce mythe nous dit au contraire que l’Amour n’existe pas, agent Mulder. Du moins quasiment jamais. Ce mythe nous dit que dans toute relation dite amoureuse, l’un des partenaires suce l’autre...
(Mulder sourit d’un air entendu)
MR. X : C’est une image, agent Mulder ! L’un des partenaires suce le sang, la vie de l’autre, tire de lui tout ce qu’il peut en tirer, puis le jette comme une écorce de citron vidée. Certains jouent toujours le même rôle, d’autres alternent, mais dans toute relation sentimentale il y a celui qui se donne réellement et celui qui consomme. Offrez votre sang à l’autre, il le sucera ... Arrêtez de rire bêtement, agent Mulder, suivez un peu !... Refusez le lui, c’est lui qui finira peut-être par vous donner le sien, mais il faut toujours que l’un des deux se sacrifie, totalement. Toute relation humaine est un contrat. Certains contrats sont plutôt honnêtes, par exemple celui qui vous lie à l’Etat, qui vous verse un salaire en échange de votre travail. Mais dès qu’un des deux contractants est plus faible, le contrat devient une occasion de l’escroquer, de tirer de lui un maximum en échange du minimum, bref de le vampiriser. Payer à des enfants du Tiers-Monde un salaire de misère pour un travail qui les tue, c’est du vampirisme. La misère est une faiblesse qui fait du pauvre une proie idéale. L’Amour a été inventé pour affaiblir des proies potentielles. Même celui qui est fort devient faible lorsqu’il se met à croire en l’Amour, et rien n’est alors plus facile que de le vampiriser.
MULDER : Il y a tout de même des exceptions !
MR. X : Vous croyez vraiment ? Vous pensez qu’il y a des exceptions parce que vous vous dites que vous, vous n’êtes pas un vampire, que vous cherchez sincèrement l’Amour... Mais en êtes-vous si sûr, agent Mulder ? Oui, il vous arrive sans doute de chercher l’Amour, et dans ces cas-là, vous devenez une proie. Mais êtes-vous bien sûr de n’avoir jamais vampirisé personne, que vous l’ayez voulu ou non ? Car ne vous y trompez pas, le vampirisme dont je vous parle est si répandu, si propre à l’espèce humaine, qu’on vampirise machinalement, sans même s'en rendre compte. Dénoncer les monstres, c’est très bien, agent Mulder, mais n’oubliez pas que nous sommes tous, par nature, des monstres. Tous. Acceptez de souffrir ou acceptez de faire souffrir, mais il n’y a pas de solution intermédiaire qui puisse durer éternellement. Tôt ou tard on finit par vider l’autre et le jeter, ou par se faire vider.
MULDER : Oui, mais si vous dites des horreurs pareilles dans mes annonces non-classées, je ne trouverai jamais personne, moi !
MR. X : En avez-vous vraiment envie, agent Mulder, maintenant que vous connaissez la Vérité ?
Coma (2-8)
(Résumé : Mr.X est en vacances alors Leonardo est revenu. Ouf !)
Intraterrestres (2-9)
PARKING SOUTERRAIN --- 23h48
MR.X : J’ai failli attendre, agent Mulder !
MULDER : Désolé, mon père vient d’être assassiné.
MR.X : C’est la sixième fois en huit mois, agent Mulder. Trouvez autre chose !

MULDER : Vous avez des informations à me confier ?
MR.X : C’est possible... Connaissez-vous la chanteuse Petula Clark, agent Mulder ?
MULDER : Je vois qui c’est, oui. Que lui est-il arrivé ?
MR.X : Rien, Dieu merci, elle n’a rien à voir avec l’affaire dont je vais vous parler. Je l’aime beaucoup. C'est une artiste extraordinaire. Elle a une belle voix, des belles chansons, des belles robes, ...
MULDER (poli mais agacé) : De quel affaire vouliez-vous me parler ?
MR.X : Hier, trois habitants d’Aubrey, dans le Missouri, sont morts d’une maladie inconnue et foudroyante. Depuis, plus une seule victime.
MULDER : Etrange, en effet. Mais en quoi pensez-vous que cela puisse concerner les affaires non-classées ?
MR.X : Il se trouve que les trois victimes étaient des homosexuels, j’ai pensé que cette coïncidence vous intéresserait, agent Mulder.
MULDER : Vous avez eu raison. Je vais joindre ma partenaire dès que possible et nous partirons pour le Missouri ... Merde, ma montre est en réparation : il est quelle heure ?
MR.X (disparaissant dans l’ombre) Je vous en ai déjà beaucoup trop dit, agent Mulder.
Le Musée rouge (2-10)
"Ernest Hemingway a écrit : "le monde est un bel endroit, qui vaut la peine qu'on se batte pour lui" : je suis d'accord avec la seconde partie" (conclusion du film SEVEN)
MUSEE STENDHAL --- 17h33
SCULLY : Ca ne va pas, Mulder ?
MULDER : Non, c’est rien, je me suis un peu pris le chou avec Leonardo hier soir.
SCULLY : Pourquoi ?
MULDER : Oh rien ! Je disais juste qu’un gouvernement qui promet la régularisation aux sans-papiers pour mieux les repérer et les expulser n’est pas un gouvernement socialiste mais un gouvernement de merde qui lèche le cul des fascistes.
SCULLY : La forme est un peu vulgaire, Mulder, mais je suis d’accord avec toi quant au fond.
MULDER : Ben oui, mais pas Leonardo. Pour lui le PACS compense tout : les expulsions, les cadeaux faits à la grande finance, etc.
SCULLY : Tu n’avais pas rencontré un communiste une fois ?

MULDER : Si, mais ça n’a rien donné. Pourtant je lui ai dit que, même si je me sentais bien plus anarchiste que communiste, j’étais très ouvert d’esprit et prêt à pardonner l’infâme trahison de ces p... de b... de m... de staliniens pendant la Guerre d’Espagne.
SCULLY (soupirant) : En effet, tu as été très conciliant, Mulder.
Excelsis dei (2-11)
(Résumé : Trois homosexuels d’Aubrey, Missouri, sont morts le même jour d’une maladie mystérieuse)
AUBREY, MISSOURI --- 11h44
SCULLY : C’est d’autant plus troublant que ces trois personnes habitaient le même quartier. Peut-être est-ce lié à une contamination de l’eau courante.
MULDER : Etrange dans ce cas que ça n’ait touché que trois personnes, et comme par hasard trois homosexuels.
SCULLY : Oui, et j’avoue que la description des corps couverts de bubons purulents que nous a faite l’inspecteur me laisse sceptique quant à la nature du mal.
MULDER (sonnant à une porte) : Espérons que nous en apprendrons plus chez la troisième victime.

UN HOMME : Oui ?
MULDER : Je suis l’agent Mulder, du FBI, et voici l’agent Scully. Vous étiez le compagnon de M. Curtis ?
L’HOMME : Oui.
SCULLY : Je crois savoir que vous étiez présent lorsque M. Curtis est tombé malade. Les deux autres victimes étaient seules, aussi espérons-nous que vous pourrez nous apprendre quelque chose.
L’HOMME : Eh bien, en fait, tout s’est passé très vite. Il venait de finir sa déclaration d’impôts, il allait la poster quand il a commencé à se sentir mal. Je l’ai aussitôt conduit à l’hôpital mais en arrivant aux urgences il était déjà trop tard.
MULDER : Il allait mettre un courrier à la poste, vous dites ? Scully ! Chez les deux autres victimes, il y avait une enveloppe timbrée en évidence, prête à être envoyée !
SCULLY : Et alors, Mulder ?
MULDER : Alors ? ... Mais les timbres, Scully !
Aubrey (2-12)
(Résumé : l’agent Mulder regarde trop la télévision : il pense que la substance qui a tué trois homosexuels était au dos des timbres qu’ils venaient de coller)
BAR-TABAC-PMU « VALEURS ACTUELLES » A AUBREY, MISSOURI --- 14h16
UN CLIENT : Aroir, Mame Boutin !
MAME BOUTIN : Aroir, Msieur D’villiers !
MULDER : Vous êtes la patronne ?
MAME BOUTIN : Voui. Qu’est-ce qu’y lui faut ?
MULDER : Agent Mulder, FBI. Vous avez entendu parler des trois morts mystérieuses qui ont eu lieu il y a quelques jours ?
MAME BOUTIN : Les trois pédales ? Ben oui ! Ah mon pauv’monsieur, dans quel monde qu’on vit aujourd’hui ! Vous le croirez pas, ça venait sans gêne acheter leurs magazines de tarlouzes chez moi !
MULDER : Ben pourquoi vous en vendez si ça vous défrise ?
MAME BOUTIN : Ben pasque ça s’vend, mon pauv’monsieur ! Ch’suis qu’une pauv’commerçante, faut bien que j’gagne ma croûte, moi !
MULDER : S’ils venaient acheter leurs journaux dans vot'boutique de merde, je suppose que c’est chez vous aussi qu’ils achetaient des timbres ?
(Mame Boutin blêmit, sort un revolver, tue Mulder, puis elle sort en trombe après avoir mis son cache-col et décapité un fennec avec ses dents)
FIN DES X-FILES.
NB : La Veuve Mulder, Leonardo DiCaprio, ch agent du FBI pour amitié et + si affinités.