Lazare (15)

ACCORD PARENTAL INDISPENSABLE

(Résumé : Depuis que son âme sœur S. a été enlevé par les extra-terrestres, l’agent Mulder ne joue plus au Monopoly. Il aime bien sa partenaire Scully, il est attiré par l’agent Krycek, il est harcelé par Leonardo DiCaprio, mais bon il ch quand même véhicule état neuf pour déjouer complot planétaire et + si aff.)

SAUNA PARADISE --- SAN FRANCISCO ---- 21h37

MULDER : S. ? ? ? ? ? ?

S : Tiens, Fox ! Ca va ?

MULDER : Ils t’ont libéré ?

S : Qui ça ?

MULDER (méfiant) : Quoi, tu ne te souviens de rien ?

S : De quoi je devrais me souvenir ?

L’HOMME A LA CIGARETTE (sortant de l’ombre, un furet dans la main) : Allez m’attendre dehors, S., j’ai quelques mots à dire à l’agent Mulder (S. sort) Eh bien, agent Mulder ? Content de ces retrouvailles ? Je dois dire que les connaissances de notre ami en matière d’organismes génétiquement modifiés sont précieuses pour nos projets ! Il a plus d’avenir parmi nous qu’avec un agent du FBI qui a tout fait pour saborder sa carrière ! Mais il est encore temps, agent Mulder ! Travaillez pour moi et vous pourrez revoir votre ami !

MULDER : Vous espérez me gruger avec vos tours de passe-passe ? C’est juste un clone ! Le vrai était bien mieux !

L’HOMME A LA CIGARETTE : Damned, vous êtes très fort, agent Mulder ! Mais je vous aurai un jour !

(pour montrer qu'il n'est pas un rigolo, il décapite le furet avec ses dents)

 

 

 

Young at Heart (16)

(Résumé : Mulder doit finir d’expliquer un truc à Scully)

MONTS BIGHORN – WYOMING ---- 11h17

SCULLY : Au fait, Mulder, tu devais m’expliquer comment tu fais pour rester amoureux quand les gens vieillissent, tu te souviens ?

MULDER : Ah oui, exact. Eh bien, tu vois, Scully, en fait, le genre de physique que j’aime est nécessaire pour que je tombe amoureux. Mais une fois que je suis amoureux, si je le suis vraiment, les années peuvent passer. Je pourrais encore aimer à 50 ans un homme dont je serais tombé amoureux quand il en avait 25.

SCULLY : Tu en es certain ?

MULDER : Presque oui. J’ai pas pu vérifier parce que, rappelle-toi, les extra-terrestres ont enlevé mon âme sœur S. juste au moment où j'allais le battre au Monopoly. Mais je le sens comme ça. Tu vois, par exemple, il y a quelques personnes plus âgées que moi que je trouve fabuleuses physiquement, eh bien comme par hasard ce sont des amis que j’ai connus lorsque eux et moi étions plus jeunes et que j’ai continué à voir. Quand tu continues à voir les gens que tu aimes ou que tu as aimés, tu ne les vois pas changer. Et puis, ce sont des types intelligents, ça aide !

SCULLY : Eh bien pourquoi tu n’essaie pas avec eux, Mulder ?

MULDER : Scully ! Ne sois pas naïve ! Tu crois que la perfection existe ? Ils sont beaux, intelligents, pleins d’humour, c’est déjà pas mal !

SCULLY : Hétéros ?

MULDER : Evidemment !

SCULLY (soupirant) : Mulder, pourquoi ne me présentes-tu pas ce genre d’amis plutôt que les Bandits Solitaires ?

 

 

Entité Biologique Extraterrestre (17)

LONG ISLAND ---- 21h69

DICAPRIO : Aaaah, Mulder ! Plongeons au fond du gouffre, Enfer ou Ciel qu’importe ! Au fond de l’inconnu, pour trouver ... DU NOUVEAU !

MULDER : Je suis vraiment confus, Leonardo, je t’avais vraiment mal jugé, t’as du gel ?

DICAPRIO : Oui, là ...

MULDER : « A thing of beauty is a joy forever / Its loveliness increases ; it will never / Pass into nothingness »

DICAPRIO (le regard vide) : Cette référence est inconnue... Veuillez indiquer la première lettre du nom de l’auteur.

MULDER : Pas grave, on s’en fout ! je ... Eh ! Mais ! C’est de l’huile noire !

(DiCaprio tente d’attraper Mulder à la gorge, Mulder roule en bas du lit, se relève et s'enfuit en sautant par la fenêtre)

LE SBIRE EXTRA-TERRESTRE (reprenant son vrai visage et maugréant) : Caramba ! Encore raté !

 

 

L’Eglise des Miracles (18)

SCULLY : Très jolie, ta chemise, Mulder.

MULDER : Merci, Scully.

SCULLY : Mulder, pourquoi tes amis les Bandits Solitaires ne passent-ils pas d’annonces puisqu’ils sont solitaires ?

MULDER : Non, Scully, c’est juste un nom comme ça, en fait ce ne sont pas des vrais bandits et ils ne sont pas vraiment solitaires, ils sont ensemble.

SCULLY : Ensemble ? Comment ça ? Tu veux dire que c’est un ménage à trois ? Pourtant je croyais que Frohike était amoureux de moi !

MULDER : Euh... non, c’est juste un stratagème pour rendre Langly jaloux, parce que Langly n’arrête pas de les tromper à droite à gauche.

SCULLY (effondrée) : Bon ! D’accord ! Alors, Mulder, peux-tu me dire s’il y a un, ne serait-ce qu’UN type, ou même un animal, qui est amoureux de moi dans cette p... de série ?

MULDER (détournant la conversation) : Dis moi, Scully, pourquoi cet épisode s’intitule-t-il « l’Eglise des Miracles » ?

 

 

Courrier des lecteurs : FAQ

SIEGE DU FBI --- 17h28

LA SECRETAIRE DE SKINNER : Bonjour, les amis ! Vous me reconnaissez ? Je suis Sharon, la secrétaire du Directeur-Adjoint Walter Skinner ! Voici les réponses que m’a communiquées l’agent Mulder aux questions les plus fréquemment posées :

Q : Peut-on vraiment utiliser l’huile noire comme gel ?

R : Franchement, je ne vous le conseille pas du tout. Annulant les qualités contraceptives du préservatif, l’huile noire entraîne la gestation d’un bébé alien qui fait très mal en sortant.

Q : Dans l'épisode "Lazare", pourquoi l’Homme à la Cigarette décapite-t-il un furet et non un okapi ?

R : Je ne peux vous répondre. Adressez-vous directement à son secrétariat (M. l’Homme à la Cigarette / Entreprises Morley / Washington DC)

Q : Qui est l’auteur de la citation « A thing of beauty etc » ?

R : Je vous le demande ! Le premier qui gagne a gagné.

SKINNER : Sharon ! Bordel ! Ca vient, ce café ?

 

 

Métamorphoses (19)

SIEGE DU FBI ---- 08h02

(Scully ouvre la porte et trouve Mulder courant à travers le bureau les bras tendus)

MULDER : Méééééétamorphose ! Fulguro-poing ! Astérooooo-hache !

SCULLY : Ca va, Mulder ?

MULDER (un peu couillon) : Oh, Scully ! ... Salut !

SCULLY : Intéressant, comme spectacle ! Je me demande si ce n’est pas le fait d’avoir vu Goldorak dans ta jeunesse qui explique ta fascination à la fois pour les mecs et pour les extra-terrestres !

MULDER : Franchement, Scully, je ne vois pas le rapport avec les mecs !

SCULLY : Oh mais si, voyons ! Les personnages portaient des vêtement plutôt moulants, c’était assez sensuel !

MULDER : Oui, ben les frères Bogdanov (*) aussi, si tu y vas par là !

SCULLY : C’est juste ! En tous cas, moi j’étais amoureuse d’Actarus et je suis sûre que toi aussi !

MULDER (vexé) : Dis donc, Scully ! Arrête de me prendre pour une midinette ! Je n’ai jamais été amoureux de ce personnage de dessin animé, un peu de sérieux voyons ! Albator était vachement plus troublant et romantique !

(*) Eh oui ! Qui se souvient encore aujourd'hui des inénarrables Igor et Grichka Bogdanov ?

Réponse de l'agent John Doggett (2009) : Sarkozy.

 

 

Quand vient la nuit (20)

DES FURETS COURANT DANS UN PRE --- VOIX-OFF DE MULDER

Longtemps je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine mon magnétoscope éteint, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « je m’endors ». Et une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait ; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de voir, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier ; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait le film : une backroom, la techno parade, la rivalité de Leonardo DiCaprio et de Johan Paulik. Puis, retrouvant par la pensée l’espace de ma chambre et par le crâne le pilier du baldaquin, je me levais énervé et me rendais à la cuisine où, de derrière les portes closes et chaudement polies du buffet, je tirais un paquet de petites madeleines dont je me goinfrais en les trempant dans un bol de bière à la mousse ascendante et crémeuse. La matière grasse et sensuelle des petits coquillages au plissage sévère et dévot faisait jaillir en moi mille souvenirs confus que je m’efforçais d’élucider, comme un automobiliste s’efforce de faire tomber, de la pompe dans son réservoir, les dernières et précieuses gouttes du carburant doré comme une ambre mystique et vivante qui le transportera vers d’autres lieux dont le nom seul évoque en lui des images abstraites mais vachtement fluides. Mais c’est lorsque j’avais renoncé à découvrir la Vérité qu’elle m’apparut soudain : ce goût, c’était celui de la madeleine que S. m’avait tendue après l’avoir trempée dans la bière le soir où nous jouions au Monopoly, juste avant que l’intense lumière blanche n’irradie la pièce.

(tiré de : M. Mulder, « A la Recherche du Laps de Temps perdu »)

 

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